lundi 31 mars 2014

Comment étudier un support de cours fait de diapositives?

"PowerPoint nous rend stupides!(James N. Mattis, Général des Marines américains)
"Les gens qui savent de quoi ils parlent n'ont pas besoin de PowerPoint" (Steve Jobs)

Méfiez-vous des présentations PowerPoint!

De nombreux étudiants reçoivent en guise de support de cours les diaporamas que leurs professeurs ont utilisés lors des cours magistraux. Outil didactique potentiellement très efficace (il sert alors de technique pour améliorer la transmission de l'information), le PowerPoint peut pourtant devenir un support d'étude générateur d'échecs! Essayons donc de démasquer ce fauteur de trouble de l'enseignement.

Dans une interview, Franck Frommer, l'auteur de La pensée PowerPoint, enquête sur ce logiciel qui rend stupide, cerne les limites atteintes par ce logiciel né au début des années 80:
"Aujourd'hui, le PowerPoint ne sert plus à appuyer un discours comme c'était sa fonction originelle, il a remplacé le discours. Pour preuve, dans les réunions, les intervenants se contentent souvent de lire leurs slides et les distribuent à leurs collaborateurs comme si elles étaient le document de référence. Or, le principe de PowerPoint est d'être simple et très schématique. Dans chaque slide, le champ pour écrire est très limité et il faut résumer sa pensée en quelques mots. Le discours y est donc extrêmement simplifié: on voit s'entremêler quelques bullet points - puces qui énoncent les points importants - avec des images, des graphiques. La forme a conditionné le fond de la pensée. Tout l'argumentaire, les démonstrations, les connecteurs logiques ont disparu. On passe à côté de l'essentiel."

Soulignons à présent les principaux dangers associés à l'usage de PowerPoint dans l'enseignement. Du côté de l'enseignant pour commencer :

1) Se contenter de lire les diapositives;
2) Faire défiler les "slides" rapidement dès qu'il a pris du retard sur son programme;
3) Se croire dispensé de refaire (construire pas à pas) devant son auditoire l'entièreté des raisonnements qui mènent à l'information.

Et du côté des étudiants ensuite 
1) Croire que le diaporama est une bonne synthèse du cours;
2) Se laisser hypnotiser par les belles illustrations projetées au point de ne plus - ou de moins - prendre des notes;
3) Croire que l'on peut mémoriser tel quel l'information ainsi présentée pour satisfaire les exigences du professeur.

Ce à quoi l'étudiant doit dès lors être attentif, c'est aux caractéristiques intrinsèques du PowerPoint. Elles seules peuvent lui permettre de comprendre comment ce mode de transmission d'informations fonctionne, et donc comment il faudra l'utiliser pour la suite de l'étude du cours. Trois caractéristiques sont ici relevantes:
  • Les "slides" opèrent des raccourcis de présentation des concepts.
  • La structure des présentations est très hiérarchisée et très généralisée, ce qui produit une très forte fragmentation de l’information.
  • La succession des "slides" est rapide (le présentateur compte souvent 1 minute par diapositive), ces dernières ne contenant chacune que des bribes d’information (mots clés, slogans, définitions isolées, illustrations, graphs, etc.).

L'IPM, Institut de Pédagogie universitaire et des Multimédias de l'UCL, commente prudemment l'usage de PowerPoint dans le cadre de l'enseignement. Leur analyse d'un tel outil didactique (ou TIC, pour Technologie de l'Information et de la Communication) est accompagné de recommandations claires, dont on retiendra par exemple les 2 suivantes (voir l'article "Comment tirer parti de PowerPoint"):

"Une présentation visuelle est un soutien à l’exposé oral, et uniquement cela. Elle ne peut pas prendre le pas sur la conception du dispositif d’enseignement ni sur aucun élément qui le compose."


"Si, utilisés à bon escient et selon les règles de qualité, les diapositives sont bénéfiques pour soutenir l’attention des étudiants pendant les exposés oraux, leur nature n’en fait cependant pas des bons supports écrits à l’apprentissage."

Alors, comment faire finalement pour étudier un cours dont le support est un PowerPoint?

Règle n°1: Prendre un maximum de notes durant l'exposé oral de la matière. Les commentaires du professeur sont essentiels, surtout lorsqu'il opère les transitions entre les diapositives, qu'il introduit un nouveau sujet, ou qu'il récapitule un volet de matière achevé. Ne vous laissez pas distraire par le côté visuel de la présentation et concentrez-vous au maximum sur l'audition et l'écriture!

Règle n°2: A la maison ou au kot, mettre sans tarder en ordre les informations composant la matière. Il s'agit de construire une structure, un plan, une table des matières précise, ou encore un fil conducteur. Pour ce faire, il faut confronter les notes (commentaires) au diaporama. S'aider - si possible - du livre de référence que le professeur a lui-même utilisé peut être très utile. Le but de cette étape est d'acquérir une vue d'ensemble cohérente et synthétique de ce cours éclaté en centaines, voire en milliers de morceaux/diapositives.

Règle n°3: Verbaliser au maximum le contenu de la matière en parlant et/ou en écrivant. Le but est d' "habiller" (remplir, compléter, augmenter) les diapositives avec toute l'information qu'elles ne font qu'évoquer ou amorcer. Formulez des explications, des raisonnements, bref entraînez-vous à exposer le cours en faisant comme si vous étiez le professeur: testez votre compréhension de la matière et votre capacité à retrouver chaque information (en partant d'une question et en construisant une réponse).

Pour conclure, ajoutons encore que si le PowerPoint offre une forme ultra simplifiée du contenu du cours, il ne faut pas oublier qu'à l'examen le professeur exigera de vous des réponses hyper précises et développées ! La présentation PowerPoint n'est donc pas un modèle de ce que vous devrez reproduire lors de l'évalution...

Nathanaël LAURENT
_______________________________
Le blocus assisté résidentiel organisé par COGITO durant le congé de Pâques permet aux étudiants - quelles que soient les études et les matières - de se familiariser avec les meilleures méthodes d'étude et de bénéficier de la présence de formateurs spécialisés qui les accompagnent individuellement chaque jour.

mercredi 26 mars 2014

Blocus de Pâques: le moment de résumer ses cours.

Pourquoi résumer? Faire un résumé ou bien des synthèses? Et si le prof utilise des diapositives? Ca prend combien de temps? Dans quel ordre procéder?

Résumer les cours: une étape cruciale en vue des examens! 

Nous avions dans notre article précédent mentionné l'importance de résumer les cours et nous y introduisions une distinction entre un "résumé" et des "synthèses". Vu que nous entrons dans la période idéale pour commencer ce travail, il n'est certainement pas inutile de rappeler les fondamentaux de ces techniques d'étude incontournables pour tout étudiant désireux de réussir ses prochains examens.

1. Développer un esprit d'analyse et de synthèse

L'esprit d'analyse est celui qui décortique le cours en vue de comprendre de quoi il est composé et comment ses éléments s'articulent. Le but est de découvrir "ce qu'il a dans le ventre". Pour réaliser l'analyse il faut ouvrir le cours: pas pour simplement le feuilleter et le lire passivement, mais pour l'effeuiller et l'interroger activement. 
Le moteur de l'analyse est cette question: qu'y a-t-il d'important dans cette matière?

L'esprit de synthèse est tout différent. Il ne s'agit pas simplement de reconstituer le tout (le cours) à partir des éléments obtenus au terme de l'étape d'analyse (de décomposition). Ce qu'il faut, c'est ordonner les informations de différentes manières en suivant les liens logiques propres à la discipline apprise. Par exemple:

- Pour un cours d'histoire il conviendra de construire des lignes du temps; 
- Pour les sciences du vivant on établira toutes les relations entre structures et fonctions
- Pour des matières comme la philosophie, l'anthropologie ou la sociologie il faudra s'atteler à répertorier toutes les relations d'opposition (entre concepts, auteurs, etc.)

2. Mémoriser à long terme
A ce stade de l'année, l'enjeu principal pour tout étudiant du supérieur est de commencer à préparer ses examens de fin d'année. Il faut comprendre: commencer à mémoriser les matières déjà enseignées afin d'avoir le temps de tout assimiler et surtout d'évaluer ses connaissances.

La seule préoccupation des étudiants doit donc être la suivante: comment puis-je commencer à mémoriser mes cours en étant certain de ne pas tout oublier d'ici 2 mois?
Bref, ce qu'il faut utiliser c'est la mémoire à long terme (et non la mémoire à court terme plus connue sous le nom de "mémoire par coeur").

3. La méthode étape par étape
Justement, résumer (avec l'esprit d'analyse) et faire des synthèses (avec l'esprit de synthèse) sont des outils qui permettent de mémoriser à long terme. Voici comment:

Etape 1: La première analyse du cours consiste à en construire une table des matières
La mémoire à long terme a besoin de liens solides pour retenir les informations. Les éléments du cours les plus importants à découvrir et à relier sont ceux contenus dans les titres, sous-titres, sous-sous-titres. Même si elle existe déjà, l'étudiant doit construire lui-même la table des matières et s'approprier la logique qui la traverse.Il doit en outre être rapidement capable de la raconter comme une histoire.

Exemple: "Dans mon cours de physique, le professeur va nous expliquer la mécanique; pour ce faire il commence par étudier le mouvement (la cinématique), ensuite il s'intéresse à l'action des forces en général (la dynamique), ce qui l'entraîne vers l'étude de la force de gravitation en particulier, etc. Dans le chapitre sur la cinématique, il aborde 4 sujets: la vitesse, l'accélération, etc."


Etape 2: La deuxième analyse du cours consiste à repérer les informations essentielles de manière à former le résumé du cours
Deux situations doivent être envisagées:
- Soit le support principal du cours est un texte: l'étudiant doit alors y sélectionner directement les informations principales qui complèteront la table des matières. Il s'agit d'un travail de condensation de l'information.

- Soit le support principal du cours reprend les diapositives (slides) que le prof utilise comme outil didactique: l'étudiant doit alors au contraire ajouter des informations pour "habiller" ce support minimaliste et toujours incomplet. Il s'agit d'un travail d'expansion de l'information. De bonnes notes et/ou un livre de référence sont alors nécessaires.


Etape 3: Faire des synthèses
A nouveau deux situations se présentent, cette fois en fonction du type de matière:
- Soit l'exposé de la matière repose entièrement sur un ordre, une structure, ou encore un fil conducteur unique - c'est le cas typiquement pour les matières juridiques et mathématiques - et les synthèses consistent essentiellement en des liens vers des applications: les casus en droit, les exercices et démonstrations en mathématiques.

- Soit l'exposé de la matière repose sur une séquence et un fil conducteur beaucoup plus relatifs et la réalisation de synthèses prendra la forme de tableaux comparatifs. C'est généralement le cas dans les sciences humaines, les sciences du vivant (donc les sciences médicales) mai aussi certains cours de sciences exactes. Il s'agit alors de faire des liens transversaux à l'intérieur d'un chapitre et entre plusieurs chapitres.


4. Evitez le pièges!

Jetons un oeil sur les 2 principaux pièges qui se présent aux étudiants:

A. Ne pas faire soi-même une table des matières, un résumé et des synthèses
Il est tentant d'utiliser une table des matières toute faite, ou le résumé d'un étudiant qui a bien réussi l'examen. C'est aussi rassurant que d'aller voir la solution d'un exercice de physique ou de statistique avant d'avoir fait l'effort de le résoudre soi-même entièrement et d'avoir soi-même surmonté les difficultés!
Si le résumé d'un autre peut servir de modèle ou de source d'information, il ne doit jamais se substituer au travail personnel de chaque étudiant. Seul ce travail garantit une mémorisation à long terme, une compréhension en profondeur et une garantie de réussite.

B. Se dire que cela prend trop de temps et qu'il vaut mieux lire et comprendre les cours
Utiliser la méthode décrite ci-dessus prend du temps, c'est pourquoi il faut commencer dès maintenant! Pâques est la période idéale pour réaliser ce travail d'étude active.
Lire les cours et simplement vérifier qu'on les comprend, c'est plus facile et cela prend moins de temps, mais quel est le résultat obtenu en terme de mémorisation? Il est pratiquement nul. Les étudiants qui reportent à plus tard le travail de mémorisation s'oblige à devoir apprendre par coeur (mémorisation à court terme) en mai (juste avant les examens) toutes les matières. Ces étudiants n'auront pas le temps d'étudier plusieurs fois leurs cours (maîtrise en profondeur) et de s'interroger pour vérifier l'état de leurs connaissances (entraînement indispensable avant toute "compétition"!).

Pour conclure, ajoutons qu'il existe une structure spécialement conçue pour permettre aux étudiants de réaliser ce travail d'étude indispensable et spécifique de la période de Pâques. Son nom: le blocus assisté.

Le blocus assisté résidentiel permet à chaque étudiant, quelles que soient ses études et les matières qu'il révise, de se fixer un programme précis de travail, d'utiliser une méthode adéquate à la réalisation de ce travail, et de profiter de la présence de formateurs spécialisés pour améliorer sa compréhension des matières ainsi que pour vérifier ses connaissances. 

Envie de réussir tes examens de fin d'année? Viens travailler avec d'autres étudiants motivés comme toi, et donne-toi ainsi les moyens d'accomplir ta noble ambition!

Nathanaël LAURENT

vendredi 7 mars 2014

Méthode de travail et partage d'infos sur les cours: un bon ménage?

"Il n'y a pas une méthode unique pour étudier les choses." (Aristote)

Peut-on réussir ses études supérieures en tuyautant et court-circuitant?

De plus en plus, lorsque j'interroge les étudiants sur leur méthode de travail, je constate que cette dernière intègre l'une ou l'autre des étapes suivantes:
  • "Rechercher des synthèses pré-existantes"
  • "Profiter de questions sur les forums, ou groupes Facebook"
  • "Comparer avec les notes que d'autres étudiants partagent"
  • "Refaire les examens de sessions précédentes qui sont accessibles"
Les étudiants échangent depuis toujours des infos sur leurs cours. Ce n'est pas nouveau non plus de constater une dichotomie entre les étudiants qui produisent ces données (notes de cours, résumés, résolutions d'exercices, etc.), et ceux qui ne font qu'en profiter pour - leur semble-t-il - gagner du temps. Nous verrons plus loin qu'il faut encore envisager un troisième groupe d'étudiants qui utilisent intelligemment ces ressources; mais avant cela voyons ce qui a changé depuis quelques années. 
 
Aujourd'hui les étudiants découvrent, sans même souvent le demander, une mine d'informations en tous genres qui se rapportent à leurs cours. Tout cela est accessible via les réseaux sociaux et d'autres plateformes informatiques que certains appellent désormais des sites "tuyaux": synthèses, notes de cours, questions d'examen, exercices, forums, etc. C'est souvent une aubaine, surtout pour ceux qui n'assistent pas à tous les cours, qui ne prennent pas de bonnes notes, ou qui s'y mettent très tard pour étudier. Tous ces documents leur permettent de court-circuiter le travail "normal" d'étude, voire de tuyauter en sélectionnant directement les parties de matière sur lesquelles les profs interrogent - peut-être! - fréquemment.

Bref, les étudiants ont donc un accès direct et rapide à une quantité de plus en plus grande d' "outils" d'étude. La bonne nouvelle c'est qu'il s'agit bien d'outils que l'étudiant peut utiliser dans le cadre de son travail de préparation aux examens. La mauvaise nouvelle c'est qu'il ne faut pas voir là une possibilité de gagner du temps et de réduire la quantité de travail nécessaire pour viser la réussite de ses études. Pour bien comprendre, repartons de quelques constats de base:
1. Apprendre par cœur le résumé d'un(e) étudiant(e) ayant obtenu une note de 16 ou 18 sur 20 à son examen ne garantit nullement de reproduire automatiquement cette note.
2. Si de nombreux étudiants apprennent par cœur le même résumé qui est partagé sur un réseau social et qu'ils en restituent certains morceaux lors de l'examen, le professeur va forcément s'en rendre compte... et il n'appréciera pas vraiment! Comment saura-t-il en effet si la matière a été réellement comprise ?
3. Un des principaux enjeux de la méthode de travail dans les études supérieures étant d'apprendre à utiliser la mémoire à long terme, à quoi pourrait bien servir la synthèse d'un autre ou la mémorisation par cœur de réponses à d'anciens examens?

C'est à cette dernière question qu'il nous faut répondre. On découvrira par la même occasion le profil d'un étudiant capable de tirer profit des "tuyaux" et autres résumés ready-to-use, tout en développant une bonne méthode de travail.

Le principe de base d'une bonne méthode de travail, à savoir une manière d'étudier qui active la mémorisation à long terme des informations, est le questionnement: pour chaque matière l'étudiant(e) doit se poser les bonnes questions qui lui permettront d'aller chercher les réponses au sein des différents supports de cours (notes, syllabus, livre de référence, etc.).

Sur base de ce principe, le travail d'étude "naturel" est le suivant: une fois que l'étudiant s'est posé des questions et qu'il commence à trouver des réponses, il doit classer ces dernières de trois manières différentes:
  • Les ranger selon un plan, à savoir le fil conducteur du cours (cf. la table des matières, l'intro du cours, etc.).
  • Trier les données principales des informations secondaires, voire inutiles: c'est ce que l'on appelle le résumé, à savoir un plan complété par les infos les plus essentielles de la matière.
  • Faire des liens transversaux dans le chapitre, le cours, voire entre plusieurs cours: ce sont des synthèses, sous forme souvent de tableaux dans lesquels l'étudiant procède à des comparaisons détaillées.
L'étudiant malin pourra donc à chacune de ces étapes s'inspirer de ce que d'autres ont fait avant lui et qui s'est avéré efficace. Il est par exemple crucial pour un étudiant de 1er bac qui n'a jamais étudié de la sorte de consulter un bon résumé et de voir quel genre de synthèses il peut faire pour chacun de ses cours. De même, cet étudiant pourra tirer profit des exemples de questions d'examens partagés afin de vérifier: 1) que son étude permet de rencontrer les attentes du prof (suffisamment détaillée, etc.); 2) qu'il est capable de formuler lui-même des réponses correctes après avoir travaillé (mémorisé) la matière. Tout cela ne doit pas être fait 2 jours avant l'examen, mais déjà tout au long de l'année!

Intéressé(e) par la méthode de travail dont je viens de parler? Sachez qu'elle est expliquée en détails dans la collection de "facilitateurs d'étude" que vous pouvez commander en ligne (édition Texquis, collection J'Assure), et qu'il existe une formule de coaching proposée chez COGITO pour vous aider à la mettre en pratique.

Alors, chers étudiants, partagez! Mais surtout, étudiez intelligemment...

Nathanaël LAURENT

lundi 10 février 2014

Un nouveau service pour les étudiants du supérieur.

"Dynamique": du grec ancien dynamikos, qui signifie "puissant", "efficace".

"Méthode & dynamique de travail": donner de la puissance et de l'efficacité à l'étude!

De quoi l'étudiant(e) a-t-il(elle) besoin pour travailler régulièrement toute l'année? La réponse est évidente: il lui faut une bonne organisation du temps, avoir accès à un lieu calme et propice à la concentration, et enfin (surtout) avoir la volonté de se mettre au travail (sans toujours reporter à plus tard).

On le sait, de nombreux étudiant(e)s ne parviennent pas à rencontrer ces 3 exigences en même temps, ou bien mettent trop de temps à se rendre compte qu'il s'agit là de 3 conditions indispensables pour atteindre la réussite de leur année.

Parmi les moyens trouvés par certains étudiant(e)s pour mettre en place un tel cadre d'étude, des solutions partielles reviennent fréquemment:
  • Etudier à la bibliothèque pour ne pas être seul et se retrouver dans un endroit où règne le silence. Mais il n'est alors pas possible d'échanger facilement des informations ou de tester ses connaissances...
  • L'étude à plusieurs (en kot par exemple), car vouloir à plusieurs c'est plus facile! Les étudiants peuvent échanger des infos et s'interroger, s'entraider, mais l'environnement n'est pas toujours propice à la concentration!
  • Une formation en méthode de travail et un coaching: un coup de pouce est souvent nécessaire pour amorcer une attitude de travail efficace, mais il faut alors que l'étudiant travaille seul chez lui pour appliquer les bons conseils reçus...
Depuis le début du mois de février, l'école d'accompagnement COGITO met à la disposition des étudiants des campus de Louvain-La-Neuve et de Woluwé un nouveau service qui réunit toutes ces solutions... en une seule formule!

Concrètement: 1 à 2 fois par semaine, l'étudiant(e) vient "bosser" ses cours, dans bureaux aménagés, à fond, pendant trois heures, en se faisant aider à tous les niveaux utiles (planification du travail, compréhension des matières, mémorisation, restitution, etc.).

Quels sont les avantages d'une telle formule? Nous l'avons dit en commençant, il s'agit tout simplement de réunir les 3 conditions indispensables à la réussite de tout étudiant dans le supérieur! Plus précisément, il est important de souligner les caractéristiques suivantes de la formule proposée:
1. L’émulation naturelle dont on bénéficie quand on est plusieurs à "bosser" au même moment, bien que chacun travaille individuellement et sur des matières différentes;
2. Un espace de travail agréable où règne le calme, et donc propice à la concentration
3. Un cadre de travail : en fonction des matières sur lesquelles l'étudiant(e) travaillera, il sera soutenu dans son étude par des formateurs hautement qualifiés (universitaires diplômés et formés par COGITO). Le rôle des formateurs est triple:
  • Superviser la réalisation des objectifs fixés par l'étudiant(e)
  • Répondre de manière ponctuelle à des questions portant sur la matière
  • Encourager et motiver les efforts de l'étudiant(e) 
4. Une planification du travail permettant à l'étudiant(e) d'être autonome et d'étudier de manière rentable pendant le reste de la semaine :
  • Lors de la première séance, un planning sur le mois sera réalisé (avec objectifs et plages de travail);
  • A partir de la deuxième séance, les objectifs fixés seront vérifiés toutes les semaines avec, selon les cas, interrogation orale et/ou écrite;
  • A la fin de chaque séance, ce planning sera réactualisé en fonction de l’avancement.
Insistons encore sur l'importance du rôle joué par les formateurs qui occuperont une position de référent. Ils vont ainsi donner une visibilité au travail de l’étudiant(e), laquelle est très souvent difficile à obtenir avant les examens (mais il est alors bien trop tard!). Les étudiant(e)s souhaitent voir rapidement les résultats concrets de leurs efforts et c'est bien normal! En testant leurs connaissances théoriques et pratiques, les formateurs pourront donc leur apporter cette visibilité de semaine en semaine.
N'attendez pas! La réussite en juin se construit dès le début du quadrimestre...

jeudi 30 janvier 2014

Pour quoi suis-je fait?

"Pour quoi suis-je fait? Ce n'est déjà plus une interrogation, c'est un gouvernail. Il y a bien trop de facteurs pour que le hasard soit seul à décider, nous devons avoir une petite part dans ce voyage..." (Yves Duteil)

Le choix d'une profession est le résultat d'un processus complexe!(1)

« Qu'est-ce que je fais vraiment ici ? Suis-je à ma place en droit ou en kiné ? » Il est bien possible que de telles questions vous soient familières. Même si ce n'était pas le cas, rappelez-vous que se repositionner vis-à-vis de son choix est un excellent moyen de mieux s'engager dans ses études et d'être au bout du compte beaucoup plus satisfait de son passage dans les études supérieures et de ce qui en découlera. 

Bien entendu, vos caractéristiques personnelles sont importantes, mais les motivations en cause dans votre choix le sont également. Pour réfléchir à cette dimension, il peut être très utile de vous interroger sur l'origine de votre choix

Vos parents et d'autres personnes de confiance (grands-parents, soeurs et frères, professeurs, etc.) sont les premiers modèles qui ont influencé votre choix professionnel. Il se peut que vous ayez voulu leur ressembler et jouer un rôle semblable au leur. Il se peut au contraire que vous ayez souhaité être le plus différente ou différent possible d'eux. 

Les attentes de votre entourage quant à votre choix professionnel peuvent s’exprimer de différentes manières. Parfois, elles sont explicites et vous avez alors la possibilité d’y réagir. D’autres fois, elles se font plus subtiles et sont ainsi plus difficiles à remettre en question. Comme l’exprime l’auteur Gustav Meyrink : «Les influences qu’on n’arrive pas à discerner sont les plus puissantes». Quelle que soit la manière dont elles s’expriment, les attentes de l’entourage peuvent être ressenties comme une confirmation de vos propres aspirations ou, au contraire, comme une pression à vous conformer qui freine votre affirmation personnelle, qui limite votre liberté de choix et qui influence votre motivation.

Peut-être votre choix est-il un moyen de vous prouver quelque choseje suis capable de réussir la médecine») ou de prouver quelque chose à quelqu'un ou encore une manière de réparer un tort fait à quelqu'un que vous aimez («mes parents ont été victimes d'une injustice, je serai avocate»). Quoi qu'il en soit, comprendre pourquoi vous désirez aider, avoir du prestige ou défendre une cause vous offrira une belle occasion d'être au clair avec vous-même et vous assurera que vous êtes vraiment aux commandes de votre destinée.

Si vous ne parvenez pas à opter pour une orientation, y en a-t-il tout de même une vers laquelle vous inclinez, même légèrement ? Quels risques courez-vous à la prendre ? N'oubliez pas que le fait de ne pas prendre de décision est aussi une décision. Il se pourrait également que certains éléments en vous ou dans la situation ne soient pas suffisamment mûrs pour que vous puissiez trouver une orientation. Il faut parfois savoir attendre, tout en se demandant s'il y aurait des actions à tenter durant cette période pour faire évoluer la situation. Dans les cas urgents qui requièrent une décision rapide, soupesez les risques (à quelles difficultés vous exposez-vous?) et les mérites (quels apprentissages allez-vous acquérir et leur utilité) 
de chaque option, et choisissez celle qui vous apparaît la moins mauvaise et pour laquelle vous vous sentez en mesure d'assumer les conséquences.

Dans les situations difficiles, il peut aussi être utile de faire appel aux autres. Ils n'ont pas à décider à votre place, mais ils peuvent vous écouter, vous rappeler vos forces, vous donner des pistes de solutions, vous refléter vos attitudes ou vous faire voir le problème autrement. Il demeure que la décision vous appartient: vous êtes la personne la mieux placée pour sentir ce qui est le meilleur pour vous!


Nathanaël LAURENT
______________________________________________
(1) Cet article reprend des conseils proposés aux étudiants de l'Université Laval (Québec)

Besoin d'un bilan d'orientation? N'hésitez pas à faire appel à COGITO

mardi 14 janvier 2014

Internet peut-il aider à étudier?

"Pour connaître les réponses, il faut vivre les questions." (Rainer Maria Rilke)
"La question authentique n'est pas supprimée par la réponse trouvée." (Heidegger, Question I, 75)

Si étudier c'est chercher des réponses, alors internet est votre allié!

Ne commence-t-on pas à étudier lorsque la compréhension fait défaut? Et lorsque quelque chose n'est pas clair, que la logique d'un raisonnement nous échappe, ne faut-il pas chercher où le fil conducteur est rompu, c'est-à-dire s'interroger au sujet des données qui nous manquent pour faire progresser l'étude en question?

Si vous répondez affirmativement à ces questions, alors vous reconnaissez comme moi que le processus aboutissant à la connaissance d'une matière est celui-ci :

Je ne comprends pas/plus --> Je me pose des questions --> Je cherche des réponses --> Je trouve ET je retiens (car le fil conducteur est rétabli!)

Intéressons-nous à l'étape où  "je cherche des réponses". Où chercher? Les notes et le syllabus constituent votre principale source bibliographique, mais cela ne suffit parfois pas... Regardons donc ailleurs: il est admis que notre époque est marquée par la révolution du "Big Data": "en 2014, l'humanité produira 40.000.000.000.000.000.000.000 de données" (1), parmi lesquelles il serait bien surprenant que vous ne trouviez pas votre "bonheur"! En outre, le 21ème siècle prétend déjà nous avoir fait entrés dans une nouvelle aire de l'éducation, celle de "l'école sans frontières grâce à Internet", ce qui renforce encore notre idée de faire de la toile un outil d'apprentissage que les étudiants - en période d'examens notamment - ne devraient pas sous-exploiter.

Posons dès lors une question tout à fait pratique: comment Google, yahoo, BingAsk, et bien d'autres moteurs de recherche moins connus ou en passe de le devenir, peuvent-ils contribuer à "nous élever" et à "cultiver notre esprit"?

Pour répondre, considérons séparément les deux éléments suivants:
  1. Ces moteurs de recherche ont accès à une quantité énormes de données - nous l'avons déjà souligné - susceptibles de contenir les informations qui vous manquent pour comprendre votre cours.
  2. Ces moteurs permettent de faire des recherches "avancées", c'est-à-dire d'utiliser une grande quantité de critères qui filtreront les données trouvées susceptibles de combler vos lacunes.
Remarquons que la toile n'est donc bien qu'un outil. Comme n'importe quel outil (songez par exemple à vos premiers pas dans l'art de l'écriture à l'aide d'un stylo vers l'âge de 6 ans) il n'est qu'un moyen d'atteindre un but qui le dépasse, d'une part, et il n'est bien utilisé que lorsque l'on a appris à s'en servir, d'autre part. Bref internet ne vous éduque pas directement, vu qu'il n'est que le prolongement de votre questionnement... ce dernier étant le point de départ et le point d'arrivée du processus d'apprentissage dont vous êtes le seul pilote ! 

Pour stimuler votre capacité à utiliser internet lorsque vous étudiez, voici quelques fonctionnalités pas forcément très connues, mais qui pourront vous faire gagner beaucoup de temps lors de vos recherches:
  • CALCULER. Tapez par exemple dans la barre de recherche de Google les expressions suivantes: 67*46 ; x^7 + 5
  • CONVERTIR. Tapez à présent les expressions :10mL en dm^3 ; 10 dollars en euros
  • Les GUILLEMETS. Tapez entre des guillemets l'expression exacte que vous cherchez et Google la cherchera telle quelle dans sa base de données (parfait pour retrouver une source précise, vérifier un plagiat, cibler sa recherche, etc.)
  • SOUSTRAIRE des données. Tapez un terme et ensuite un autre directement précédé du signe "moins", ce qui aura pour effet de soustraire toutes les données qui contiennent ce dernier terme. Essayer par exemple: étudier -conjugaison
  • L'ASTERISQUE. Il s'agit du caractère "joker". Si vous tapez par exemple "syndrome *", le moteur de recherche vous trouvera directement une liste de syndromes et de données associées.
Enfin, lorsque défile sur votre écran la liste des résultats de votre recherche, n'oubliez pas d'utiliser votre esprit critique (ici aussi internet vous éduque!). Voici quelques conseils de base en la matière:
  • Wikipedia peut vous mettre sur la piste d'informations sérieuses relatives à votre sujet de recherche. Ce site à l'avantage de rassembler un tas d'infos sur une multitude de sujets précis... mais ce n'est qu'une piste! Utilisez les infos trouvées sur wikipedia pour faire de nouvelles recherches qui les valideront et les complèteront.
  • Familiarisez-vous avec les sites scientifiques avérés: FNRS (Belgique), CNRS ou INRA  (France), PubMed (publications scientifiques), Universités, ... Lorsque vous ouvrez une page, cherchez-y l'auteur et l'institution d'origine! Google scholar peut vous faire gagner beaucoup de temps...
  • Si vous êtes dirigé vers un Blog, redoublez de prudence: identifiez le plus précisément possible l'auteur et cherchez ses références (diplôme, publications, etc.). Evitez de croire n'importe quoi proféré par "n'importe qui" (d'aussi bonne volonté soit-il!).
Bonne recherche à tous!

Nathanaël Laurent, au nom de toute l'équipe des formateurs de COGITO
_________________________________________
(1)  Chiffre mentionné par Eric Chol dans l'éditorial du Courrier international, n°1209, 2-8 janvier 2014.

mardi 17 décembre 2013

Organiser son blocus...


"S'organiser: Prendre les dispositions convenables en vue d'un résultat déterminé; être prêt pour quelque chose." (Larousse)

Calendrier, horaire, échéances, objectifs ... sachez comment démarrer un blocus!

Pour organiser correctement le blocus qui débute dans quelques jours, il convient de se poser 4 questions et de prendre le temps d'y répondre sans plus attendre:

1. "Quelles sont les échéances?"
Vérifiez que vous avez près de vous la date et l'heure de chaque examen.Vous savez dès lors par la même occasion combien de temps vous avez à votre disposition pour vous préparer.
Observez bien: la distance entre chaque examen, quand sont programmés les examens portant sur les grosses matières, mais aussi sur la/les matière(s) que vous aimez moins.

2. "A quelles exigences vais-je devoir répondre?"
Pour chaque matière, retournez voir les notes du premier et du dernier cours, ainsi que les toutes premières pages du syllabus: c'est à ces endroits que le prof a exposé les objectifs de son cours, qu'il a parlé de ses exigences et de l'examen.
QCM? Questions ouvertes? Les deux? A quels types de questions devez-vous vous attendre? Cherchez bien, il y a toujours moyen de trouver des exemples! Questions ciblées, de synthèse, transversales: autant d'objectifs précis auxquels vous devez vous préparer, de cibles à atteindre, et donc d'indications sur la bonne manière d'étudier.

3. "Où en suis-je dans mon travail d'étude?"
Pour chaque matière, faites le point sur l'état de vos connaissances et/ou de votre ignorance. Pour ce faire, repérez sur l'échelle suivante où votre travail d'étude s'est arrêté (faites cela pour chaque matière) :


4. "Comment vais-je gérer mon temps?"
En fonction de l'état actuel de votre étude (réponse à la question 3), des objectifs à atteindre (réponse à la question 2) et des échéances (réponse à la question 1), il ne vous reste plus qu'à organiser votre blocus:

1ère décision: "Combien d'heures par jour vais-je étudier?" 
Entre 8 et 12 heures, selon la quantité de travail que vous aurez à produire (cf. question 3 ci-dessus).

2ème décision: "Quand vais-je me détendre?" 
Une pause courte toutes les 2 heures en moyenne et une pause plus longue par jour pour faire du sport ou s'octroyer une détente plus consistante.

3ème décision: "A quelle heure vais-je me lèver et à quelle heure vais-je aller dormir?" Essentiel! Apprenez à vous connaître, mais n'oubliez surtout pas de vous mettre des limites... Si vous aimez les grasses matinées mais que l'étude de vos 6 cours n'est pas très
avancée, vous feriez mieux de faire sonner le réveil à 7h00!

4ème décision: "Combien de temps vai-je consacrer à chaque matière?"
Question délicate pour bon nombre d'étudiants! La réponse dépend de 2 facteurs:
1) La quantité de matière à assimiler: plus il y en a, plus cela prendra de temps.
2) La méthode employée pour réaliser ce travail: moins elle est efficace, plus cela prendre de temps.

En ce qui concerne la méthode, l'échelle que nous vous avons proposée ci-dessus peut vous servir de guide: elle mentionne les étapes clés d'une étude efficace! 
Pour en savoir plus à ce sujet ou pour obtenir une aide, 3 solutions:
  • Lisez nos articles plus anciens sur ce blog;
  • Commandez nos "Facilitateurs d'étude", des manuels pour vous apprendre à bien étudier;
  • Participez à une semaine de Blocus Assisté COGITO, du 25 au 30 décembre et/ou du 01 au 05 janvier, dans un cadre adapté, avec des professeurs pour vous coacher.
Bon travail!

Nathanaël LAURENT