samedi 31 mai 2014

Être performant aux examens… naturellement.

Rythme biologique, irisine, etc. Utilisez vos ressources naturelles pour réussir vos examens!

Sue Shellenbarger, célèbre chroniqueuse du Wall Street Journal, rapportait dans un de ses articles les propos de Steve Kay, professeur de biologie moléculaire et de bio-informatique à l'Université de Californie du Sud, au sujet de notre horloge biologique. Lorsque notre biorythme atteint un état d'accord maximal entre nos processus physiologiques, nos comportements et les stimuli environnementaux que nous recevons, cela "nous donne un avantage dans la vie quotidienne", affirme ce scientifique.

La journaliste détaille les résultats obtenus par S. Kay concernant notamment le travail cognitif, à savoir une activité qui intéressera grandement les étudiants actuellement plongés dans la préparation de leurs examens: "Quand il s'agit de faire un travail cognitif, par exemple, la plupart des adultes fonctionnent mieux en fin de matinée, explique le Dr Kay. Comme la température du corps commence à monter juste avant notre réveil, le matin, et continue d'augmenter jusqu'à midi, la mémoire de travail, la vigilance et la concentration atteignent progressivement leur rendement maximal."



Concrètement, prendre une douche chaude le matin après le réveil peut accélérer ce processus! Par contre il faudra être attentif à ce qui se passe entre midi et 16h00: d'autres travaux cités par Sue Shellenbarger montrent que notre attention et notre concentration chutent alors, au cours de cette période qui suit la prise d'un repas. 

Plus étonnant, une étude réalisée sur des étudiants a montré que la fatigue peut stimuler les pouvoirs créatifs. Pour la majorité d'entre nous, des problèmes qui exigent une pensée réflexive et ouverte ("insight problems") sont souvent plus facilement traités le soir quand survient la fatigue. Par contre, nos performances vis-à-vis de problèmes d'analyse ("analytic problems") ne changeraient pas au cours de la journée… La fatigue, affirme 
Mareike B. Wieth, auteure principale de cette étude, permet ainsi à l'esprit de "se promener" plus librement pour explorer des solutions alternatives.

Que ceci ne vous empêche pas de dormir! En effet, si la fatigue peut vous aider lors de certaines tâches cognitives, celle qui consiste à mémoriser aura quant à elle besoin d'une bonne dose de sommeil… Ici aussi des études scientifiques viennent étayer nos propos. Un article publié dans la revue La Recherche et rédigé notamment par le spécialiste français Pierre-Hervé Luppi, décrit par exemple cette découverte selon laquelle "le sommeil renforce la mémoire grâce à des ondes spécifiques générées par le cerveau".

Terminons ce petit tour d'horizon des activités naturelles et cycliques qui interviennent dans l'efficacité du travail de l'étudiant en nous intéressant à l'activité physique: bouger, faire du sport durant certaines pauses!

Bruce Spiegelman et ses collaborateurs, du Dana-Farber Cancer Institute et de l'Harvard Medical School de Boston, ont récemment rapporté une découverte intéressante dans la revue Cell Metabolism. Cette étude semble confirmer ce que d'autres chercheurs suspectaient depuis un certain temps: les exercices d’endurance améliorent le fonctionnement du cerveau! Si cet effet est particulièrement net chez les personnes âgées, il concerne en réalité tout le monde… et nous pensons bien entendu à la pause "jogging" de l'étudiant en blocus, ou à toute autre pause sportive qui devrait faire partie intégrante de l'organisation du temps en période de blocus et d'examens. L'étude de Spiegelman et de son équipe permet aujourd'hui de préciser les mécanismes moléculaires sous-jacents à ce phénomène.

Détaillons quelque peu ce phénomène afin de mieux comprendre de quoi nous parlons. Intervient en premier lieu une molécule appelée FNDC5, précurseur de l'irisine qui est libérée dans le sang à la suite d’un effort musculaire. Les chercheurs ont en fait montré, sur des souris, que l'irisine pouvait atteindre le cerveau et y entraîner l'augmentation de l’expression dans l'hippocampe d'une autre molécule appelée BDNF (l'hippocampe est une partie du cerveau impliquée dans l'apprentissage et la mémoire). Cette dernière active alors à son tour l'expression d’autres gènes impliqués dans la cognition.

Conclusion
Notre biorythme peut être mis à contribution afin d'augmenter l'efficacité de notre travail intellectuel. 
  • Etudier avant midi quelques heures, après avoir pris une bonne douche chaude au saut du lit: efficacité assurée pour cette partie de la journée!
  • Ensuite, pourquoi ne pas opter pour une sieste digestive? Allez-y, c'est naturellement ce qu'il vous faut…
  • Reprenez ensuite le travail vers 15h-16h, éventuellement après vous être adonné à un exercice physique d'endurance.
  • Cet exercice d'endurance peut être réalisé plus tard dans la soirée, mais ne le négligez surtout pas: il boostera votre travail le reste de la journée!
  • Enfin, n'hésitez pas à travailler tard, même fatigué: votre esprit vagabondera plus aisément et vous donnera des idées!
  • Mais le sommeil reste un facteur clé, surtout pour renforcer le processus de mémorisation: 8 heures de sommeil en moyenne, c'est l'idéal!
Voilà donc de quoi améliorer vos performances aux examens! Profitez-en bien...

Nathanaël LAURENT
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vendredi 23 mai 2014

Le burn-out, ce trouble de notre époque qui concerne aussi les étudiants

"Aujourd'hui, la façon dont les personnes qui donnent tout sont parfois détruites par le système pose la question de son sens. Les victimes de burn-out posent les bonnes questions." (Pascal Chabot, auteur de Global burn-out)

Sous pression à l'approche des examens? Gare au burn-out!

Le "bon" stress existe et il est même très utile en période de préparation aux examens. Nous en avons déjà parlé dans un article précédent. Quant au "mauvais stress", il est sans doute important d'en préciser la teneur afin de comprendre - au moins partiellement - comment il survient et pourquoi il cause tant de dégâts auprès d'étudiants surmenés.

De manière générale, le stress touche la personne qui se sent impuissante face à une tâche qu'elle doit accomplir. Plus précisément, pour les étudiants en période de blocus, le stress est surtout lié à une impuissance face à la gestion du temps: "je n'aurai jamais le temps de tout étudier"; "je ne serai pas prêt(e)"; "c'est trop!"


La première chose à souligner est que la gestion du temps est devenue une tâche redoutable dans une société de rentabilité et de communication comme la nôtre. Notre société hyperconnectée voit ses membres pris dans un nouveau type de gestion du temps. Désormais nous sommes constamment en interaction avec nos téléphones, smartphones, tablettes et autres moyens de communication. Les jeunes sont particulièrement concernés, étant très vite plongés dans cette activité constante de communication qui leur prend énormément de temps! Plus rien ne peut attendre, il faut tout faire tout de suite, sans prendre vraiment le temps de réfléchir à ce que l'on fait, ni aux conséquences... bref en risquant de perdre le contrôle du temps qui passe.

Comment dès lors allier les études, qui impliquent des moments de concentration, à savoir des heures de pleine attention orientées vers la compréhension et la mémorisation, et la communication ininterrompue qui nous distrait justement de ce travail d'étude? C'est un défi qui n'est pas facile à relever. Pour certains étudiants, la gestion du temps devient à ce point problématique (pour ne pas dire impossible) qu'elle génère du stress: le burn-out guette!

Le 28 avril dernier, le dossier du JT de la RTBF était consacré au burn-out des étudiants (video). Perte d'appétit, fatigue, pensées négatives... les signes du burn-out sont peut-être là! Ce reportage mettait le doigt sur un phénomène sans doute sous-estimé. Chaque année un nombre non négligeable d'étudiants atteignent pourtant les limites de leurs réserves d'énergie, et ce déraillement survient surtout en période de blocus ou d'examens.

Le philosophe belge Pascal Chabot, auteur de la première enquête philosophique sur le burn-out (Global burn-out, puf 2013) souligne particulièrement bien ce lien entre notre rapport au temps qui a profondément changé et le risque accru de burn-out. Sa réflexion au sujet du temps devrait aider tous les stressés que nous sommes à remettre les pendules à l'heure: "Il y a dans le temps la source la plus profonde de liberté. Avoir au plus profond de soi le temps, c’est se sentir exister et sentir en soi ce que l’on peut donner." (extrait d'une interview accordée au Vif L'Express).

Qu'est-ce que le burn-out?
Le burn-out peut survenir au terme d'une période prolongée de stress, mais le stress n’aboutit pas forcément au burnout. Il n'existe pas encore actuellement de définition scientifique du syndrome, mais l’un de ses symptômes principaux semble être un sentiment d'épuisement.

Un autre critère de reconnaissance du burn-out est la perte d’intérêt et surtout de plaisir pour les activités procurant habituellement du plaisir. Les spécialistes parlent d'anhédonie. On observe ainsi une persistance de l’intérêt pour des activités telles que la sexualité, les hobbies, le sport, les sorties, la TV, mais une baisse importante du plaisir que ces activités procuraient auparavant.

Que faire contre le burn-out?
Si, en Belgique, l'attention à l'égard du burn-out des étudiants est relativement récente et encore peu répandue, elle est par contre bien développée dans certains autres pays.

En suisse, des informations précises au sujet du burn-out sont ainsi accessibles en ligne. La psychologue suisse Brigitta Schneider-Knell avance par exemple une explication en lien avec la réforme Bologne: "la réforme de Bologne a été mal comprise par la plupart des universités, où chaque cours est compté comme un module et exige un examen. Un étudiant qui veut suivre le rythme doit passer entre 10 et 15 examens par semestre. C'est trop.» Cette spécialiste a en outre identifié six facteurs permettant de lutter contre le burn-out dont les trois premiers nous paraissent particulièrement important:
  • Santé physique (mener une vie équilibrée avec une nourriture saine)
  • Stabilité émotionnelle (maintenir le contact avec d'autres personnes, être à l’écoute de son corps)
  • Evaluation réaliste de sa personne (ma vie va-t-elle dans la bonne direction?)
Au Canada, l'Université de Laval - toujours très active dans l'accompagnement des étudiants - ne manque pas de donner des informations précises au sujet du burn-out qui menace certains étudiants. A nouveau c'est la gestion du temps qui est particulièrement montrée du doigt:

"Tout étudiant et toute étudiante a des obligations scolaires, financières et sociales auxquelles il ou elle doit faire face. En plus de ses études à temps plein et d'un emploi souvent exigeant et peu rémunéré, son réseau social lui demande du temps, sans compter ses relations amoureuses. Sa vie est remplie et son horaire changeant, car il doit souvent travailler le soir et les fins de semaine. En période de stress comme durant les examens, son équilibre est précaire et le temps disponible pour l'étude est souvent insuffisant. (...) Ne pas se rendre compte de la dégradation de son état et s'acharner pour continuer à répondre à toutes les demandes fait partie de la maladie de l'épuisement. S'ensuit alors un cercle vicieux où, plus l'étudiante ou l'étudiant est déçu, plus elle ou il travaille fort. Son anxiété augmente, la qualité de sa performance diminue et ses échecs deviennent plus douloureux. Ainsi, plus ces symptômes sont intenses, plus son épuisement sera important et plus la période de récupération nécessaire sera longue."

Dans cette université, le principal conseil est de "prévoir l'imprévu"! Plus concrètement, les psychologues canadiens recommandent aux étudiants de toujours garder une place, si petite soit-elle, pour du temps libre, du repos, des activités de détente sur lesquelles ils garderont le contrôle. Cette stratégie repose sur le constat suivante: "Un épuisement indique la pertinence de réorganiser votre emploi du temps et de réévaluer vos priorités et vos valeurs."

Concrètement, en période de blocus et d'examens, l'étudiant(e) doit veiller à:
  • Prévoir des périodes de repos (des journées ou demi-journées "tampon": pour rattraper un retard, prendre du recul sur le travail accompli, se reposer). 
  • Identifier le moment de la journée où il travaille le plus efficacement. 
  • Elaborer un horaire équilibré (plages d'assimilation et d'auto-évaluation versus moments de détente et de sommeil) et surtout réaliste! 
Nathanaël LAURENT
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Pour vous aider à gérer le stress et... votre temps, durant le blocus et les examens, COGITO vous propose une formule inédite: venez étudier dans nos locaux, avec d'autres étudiants, en présence de formateurs qui peuvent répondre à vos questions, évaluer vos connaissances et vous aider à gérer votre planning. Infos pratiques ICI!

mercredi 30 avril 2014

Du cerveau à l'apprentissage: un chemin semé de mythes!

"Les neuromythes sont des croyances erronées sur le fonctionnement du cerveau humain." (Steve Masson)

Utilisez-vous plus votre cerveau droit ou gauche? ... ou les deux?

Est-ce votre cerveau gauche ou votre cerveau droit qui domine votre personnalité, vos manières de percevoir le monde, votre méthode naturelle d'apprentissage? Peut-être avez-vous tenté de répondre à de telles questions en remplissant des questionnaires trouvés sur internet ou dans des magazines? Si de telles croyances n'ont rien de nocif méfiez-vous quand même de la dictature du cerveau qui règne actuellement dans les sphères "neuro" et "psy".

"La polarisation entre cerveau gauche et cerveau droit est largement invoquée dans l'art, les affaires, l'éducation, la littérature et la culture, mais elle doit plus à la puissance du mythe qu'à la preuve scientifique." Ainsi s'exprime le scientifique Michael C. Corballis dans un article publié en janvier dernier dans la revue PLOS Biology et dans lequel il dénonce quelques fantaisies au sujet de l'asymétrie du cerveau.

Déjà en août 2013, le Huffington Post relayait l'information selon laquelle des scientifiques américains venaient de dissiper le mythe de la polarisation des fonctions cognitives assurées par nos cerveaux droit et gauche. Cette news s'appuyait sur l'article publié par le groupe de Jeffrey S. Anderson (université de Utah) dans la revue PLOS One le 14/08/2013.

Que nous apprend cet article? En substance, "les chercheurs américains ont réussi à prouver que ce phénomène de latéralisation n'existait pas", résume le journaliste Baptiste Piroja-Pattarone. Plus précisément, il faut comprendre que "les connections fonctionnent en fait par paire: ainsi donc, une connexion qui se déroule dans une région de la partie gauche de votre cerveau entraîne une connexion similaire dans la même région de la partie droite. Il y a donc une corrélation cérébrale entre les deux hémisphères du cerveau et non pas une partie du cerveau plus mobilisée que l'autre."

Il en va en réalité de même pour la célèbre théorie du cerveau triunique qui postule l'existence de trois cerveaux distincts apparus successivement au cours de l’évolution de l'espèce humaine : un cerveau reptilien, puis un cerveau paléomammalien (apparenté au cerveau limbique) et enfin un cerveau néomammalien (apparenté au néocortex). Introduite par Paul Mac Lean en 1969, et vulgarisée par Arthur Koestler, cette conception de l'organisation neuroanatomique est aujourd'hui fortement remise en question. La critique est semblable à celle adressée à l'hypothèse de la polarisation du cerveau: la possibilité d'une indépendance totale de trois cerveaux distincts est rejetée par de nombreux scientifiques au profit d'un modèle théorique contraire considérant les aires cérébrales comme des ensembles en interaction.

Quel est l'intérêt de faire toutes ces mises au point au sujet de croyances largement répandues mais fantaisistes concernant le fonctionnement de notre cerveau? La raison principale qui motive notre démarche est de dénoncer certains propos qui prennent ces croyances pour des vérités et qui, au nom de ce prétendu savoir, se permettent de donner des leçons! Voici quelques exemples parmi bien d'autres:

- "Souvent considéré comme non-dominant, l’hémisphère droit du cerveau est mis de côté, ce qui peut se traduire par l’enseignement dans les écoles, car on privilégie la logique à la création." (source)

"Ce n’est sans doute pas un hasard si le moment où l’on découvre les potentialités du cerveau droit correspond à l’émergence d’un grand mouvement d’émancipation des femmes." (source)

- "Comment coordonner les 2 hémisphères? En pratiquant le Mind Mapping: Un Mind Map contient des mots (cerveau gauche), des couleurs, des images (cerveau droit). Les informations sont structurées, organisées (cerveau gauche). La carte donne une vision globale de l’information (cerveau droit)." (source)

De toute évidence, ceux qui postulent la division du cerveau en régions fonctionnellement autonomes (hémisphères droit et gauche, cerveaux reptilien, limbique, etc.) ne font qu'utiliser leur cerveau gauche... Plus sérieusement, posons-nous la question: à quoi pourrait bien nous servir une telle organisation de notre cerveau pour apprendre, mémoriser, se préparer aux examens, etc.? Outre le fait qu'il s'agit là de théories pseudo-scientifiques, ne nous éloigne-t-on pas de l'essentiel? En fait, certains auteurs habiles font fortune sur le dos de ces croyances. Mais nous, qu'allons-nous retenir comme leçon?

Je ne retiendrai qu'un exemple, celui du Mind Mapping. Bien que son "inventeur", Tony Buzan, ait eu largement recours - à son insu ou non - à des neuromythes, il s'agit d'une méthode d'apprentissage tout à fait intéressante. Au fond, elle ne fait que mettre en pratique des principes de mémorisation ancestraux, accessibles à tous et dont les origines neurologiques importent peu:
Autant de principes qui n'exigent pas de développements techniques sophistiqués, mais un travail d'étude méthodique tel que nous essayons de le présenter dans ce blog.

Nathanaël LAURENT

mardi 29 avril 2014

Que faire entre le blocus de Pâques et celui de mai?

AAA: donnez une note maximale à votre étude!

Le congé de Pâques passé, reste à affronter les dernières semaines de cours. Mais l'esprit des étudiants est certainement déjà plongé dans les examens qui approchent à grands pas: l'horaire, parfois provisoire, de la session d'évaluation est connu; les dernières festivités de l'année ont eu lieu... Les voilà bel et bien lancés sur la dernière ligne droite!

Le stress monte pour certains étudiants et il convient de ne pas le laisser prendre les commandes au détriment de la raison. Pour les uns, quelques regrets traînent ça et là de ne pas avoir suffisamment travaillé à Pâques, où de ne pas avoir eu le temps de terminer le programme prévu. Pour d'autres, une question devient de plus en plus obsédante: "dois-je commencer à mémoriser maintenant? Si j'attends le prochain blocus, fin mai, aurai-je le temps de tout étudier?"

Quel que soit l'état d'avancement de votre étude (pour vous aider à vous repérer, utilisez l'échelle que nous vous avons proposée dans un précédent article), voici comment faire pour gérer au mieux ces quelques semaines qui vous séparent encore des examens, et durant lesquelles la réussite de votre année est en jeu. Notre conseil se résume à un triple A:


Anticipation
Le temps est plus que jamais la clé de la réussite! Or une bonne gestion du temps repose sur l'anticipation maximale de tout ce qui va vous arriver d'ici les examens:
  • Les cours: combien en reste-t-il et quand sont-ils donnés?
  • Travaux, rapports: oui/non? si oui, quelle échéance?
  • Le prochain blocus: de combien de jours disposerez-vous?
  • Les examens: comment sont-ils répartis (en session, hors session, avec quels intervalles)?
L'anticipation concerne également les examens proprement dits: établissez une liste des examens en indiquant à côté de chacun le type (oral, écrit à questions ouvertes, QCM), la durée, les genres de questions attendues (exercices et/ou questions ciblées, questions générales, questions transversales), et si vous possédez des exemples de question.

Anticiper c'est planifier! Vous devez prévoir dès maintenant toutes les plages d'étude que vous aurez à votre disposition durant les prochaines semaines de cours et le prochain blocus.

Autoévaluation 
Où en sont vos connaissances relativement à chaque matière? Evaluez vos acquis, même si vous pensez être nulle part (ou presque), car vous vous entraînez ainsi à répéter l'examen... Il ne s'agit pas de faire le perroquet, mais bien l'acteur!
Avant la représentation publique de votre pièce, entraînez-vous à déclamer votre texte, à dérouler le plan (le fil conducteur) de chaque cours. C'est ce que font tous les acteurs, sans quoi ils ne pourraient jamais être performant devant le public.

Il en va de même pour vous: pour être performant devant le prof à l'examen ou devant votre questionnaire, vous devez répéter longuement et minutieusement les scènes de votre pièce. L'autoévaluation doit se faire le plus souvent possible: pour vérifier où vous en êtes à la suite du travail réalisé à Pâques, mais aussi pour vérifier après chaque période d'étude ce que vous avez acquis. 

Parlez, écrivez, bougez: soyez en tout cas actif lorsque vous répéter! Si vous avez besoin d'un "metteur en scène" pour vous évaluer, vous conseiller, vous corriger, n'hésitez pas à faire appel à un coach (COGITO propose une formule de coaching adaptée à cette période de l'année).

Amélioration
L'autoévaluation entraînera l'amélioration: si vous avez été imprécis, incomplet, hésitant ou encore lacunaire en exposant le contenu d'une matière, vous allez spontanément vouloir vous corriger... et vous avez repéré ce qui n'allait pas!

A chaque étape de votre travail d'étude (cf. le planning que vous avez réalisé grâce à l'anticipation), vos lacunes se transformeront en nouvelles questions vous permettant d'aller chercher l'information manquante et d'ainsi tisser les liens indispensables à la mémorisation.

N'oubliez pas que le processus d'amélioration suit un ordre bien établi: améliorer consiste toujours à compléter le savoir existant en y greffant des couches de connaissances de plus en plus détaillées. Une fois que vous maîtrisez le squelette du cours,vous pouvez relier sur chacune de ses parties tout ce qui lui donnera de la chair!

Nathanaël LAURENT

lundi 31 mars 2014

Comment étudier un support de cours fait de diapositives?

"PowerPoint nous rend stupides!(James N. Mattis, Général des Marines américains)
"Les gens qui savent de quoi ils parlent n'ont pas besoin de PowerPoint" (Steve Jobs)

Méfiez-vous des présentations PowerPoint!

De nombreux étudiants reçoivent en guise de support de cours les diaporamas que leurs professeurs ont utilisés lors des cours magistraux. Outil didactique potentiellement très efficace (il sert alors de technique pour améliorer la transmission de l'information), le PowerPoint peut pourtant devenir un support d'étude générateur d'échecs! Essayons donc de démasquer ce fauteur de trouble de l'enseignement.

Dans une interview, Franck Frommer, l'auteur de La pensée PowerPoint, enquête sur ce logiciel qui rend stupide, cerne les limites atteintes par ce logiciel né au début des années 80:
"Aujourd'hui, le PowerPoint ne sert plus à appuyer un discours comme c'était sa fonction originelle, il a remplacé le discours. Pour preuve, dans les réunions, les intervenants se contentent souvent de lire leurs slides et les distribuent à leurs collaborateurs comme si elles étaient le document de référence. Or, le principe de PowerPoint est d'être simple et très schématique. Dans chaque slide, le champ pour écrire est très limité et il faut résumer sa pensée en quelques mots. Le discours y est donc extrêmement simplifié: on voit s'entremêler quelques bullet points - puces qui énoncent les points importants - avec des images, des graphiques. La forme a conditionné le fond de la pensée. Tout l'argumentaire, les démonstrations, les connecteurs logiques ont disparu. On passe à côté de l'essentiel."

Soulignons à présent les principaux dangers associés à l'usage de PowerPoint dans l'enseignement. Du côté de l'enseignant pour commencer :

1) Se contenter de lire les diapositives;
2) Faire défiler les "slides" rapidement dès qu'il a pris du retard sur son programme;
3) Se croire dispensé de refaire (construire pas à pas) devant son auditoire l'entièreté des raisonnements qui mènent à l'information.

Et du côté des étudiants ensuite 
1) Croire que le diaporama est une bonne synthèse du cours;
2) Se laisser hypnotiser par les belles illustrations projetées au point de ne plus - ou de moins - prendre des notes;
3) Croire que l'on peut mémoriser tel quel l'information ainsi présentée pour satisfaire les exigences du professeur.

Ce à quoi l'étudiant doit dès lors être attentif, c'est aux caractéristiques intrinsèques du PowerPoint. Elles seules peuvent lui permettre de comprendre comment ce mode de transmission d'informations fonctionne, et donc comment il faudra l'utiliser pour la suite de l'étude du cours. Trois caractéristiques sont ici relevantes:
  • Les "slides" opèrent des raccourcis de présentation des concepts.
  • La structure des présentations est très hiérarchisée et très généralisée, ce qui produit une très forte fragmentation de l’information.
  • La succession des "slides" est rapide (le présentateur compte souvent 1 minute par diapositive), ces dernières ne contenant chacune que des bribes d’information (mots clés, slogans, définitions isolées, illustrations, graphs, etc.).

L'IPM, Institut de Pédagogie universitaire et des Multimédias de l'UCL, commente prudemment l'usage de PowerPoint dans le cadre de l'enseignement. Leur analyse d'un tel outil didactique (ou TIC, pour Technologie de l'Information et de la Communication) est accompagné de recommandations claires, dont on retiendra par exemple les 2 suivantes (voir l'article "Comment tirer parti de PowerPoint"):

"Une présentation visuelle est un soutien à l’exposé oral, et uniquement cela. Elle ne peut pas prendre le pas sur la conception du dispositif d’enseignement ni sur aucun élément qui le compose."


"Si, utilisés à bon escient et selon les règles de qualité, les diapositives sont bénéfiques pour soutenir l’attention des étudiants pendant les exposés oraux, leur nature n’en fait cependant pas des bons supports écrits à l’apprentissage."

Alors, comment faire finalement pour étudier un cours dont le support est un PowerPoint?

Règle n°1: Prendre un maximum de notes durant l'exposé oral de la matière. Les commentaires du professeur sont essentiels, surtout lorsqu'il opère les transitions entre les diapositives, qu'il introduit un nouveau sujet, ou qu'il récapitule un volet de matière achevé. Ne vous laissez pas distraire par le côté visuel de la présentation et concentrez-vous au maximum sur l'audition et l'écriture!

Règle n°2: A la maison ou au kot, mettre sans tarder en ordre les informations composant la matière. Il s'agit de construire une structure, un plan, une table des matières précise, ou encore un fil conducteur. Pour ce faire, il faut confronter les notes (commentaires) au diaporama. S'aider - si possible - du livre de référence que le professeur a lui-même utilisé peut être très utile. Le but de cette étape est d'acquérir une vue d'ensemble cohérente et synthétique de ce cours éclaté en centaines, voire en milliers de morceaux/diapositives.

Règle n°3: Verbaliser au maximum le contenu de la matière en parlant et/ou en écrivant. Le but est d' "habiller" (remplir, compléter, augmenter) les diapositives avec toute l'information qu'elles ne font qu'évoquer ou amorcer. Formulez des explications, des raisonnements, bref entraînez-vous à exposer le cours en faisant comme si vous étiez le professeur: testez votre compréhension de la matière et votre capacité à retrouver chaque information (en partant d'une question et en construisant une réponse).

Pour conclure, ajoutons encore que si le PowerPoint offre une forme ultra simplifiée du contenu du cours, il ne faut pas oublier qu'à l'examen le professeur exigera de vous des réponses hyper précises et développées ! La présentation PowerPoint n'est donc pas un modèle de ce que vous devrez reproduire lors de l'évalution...

Nathanaël LAURENT
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Le blocus assisté résidentiel organisé par COGITO durant le congé de Pâques permet aux étudiants - quelles que soient les études et les matières - de se familiariser avec les meilleures méthodes d'étude et de bénéficier de la présence de formateurs spécialisés qui les accompagnent individuellement chaque jour.

mercredi 26 mars 2014

Blocus de Pâques: le moment de résumer ses cours.

Pourquoi résumer? Faire un résumé ou bien des synthèses? Et si le prof utilise des diapositives? Ca prend combien de temps? Dans quel ordre procéder?

Résumer les cours: une étape cruciale en vue des examens! 

Nous avions dans notre article précédent mentionné l'importance de résumer les cours et nous y introduisions une distinction entre un "résumé" et des "synthèses". Vu que nous entrons dans la période idéale pour commencer ce travail, il n'est certainement pas inutile de rappeler les fondamentaux de ces techniques d'étude incontournables pour tout étudiant désireux de réussir ses prochains examens.

1. Développer un esprit d'analyse et de synthèse

L'esprit d'analyse est celui qui décortique le cours en vue de comprendre de quoi il est composé et comment ses éléments s'articulent. Le but est de découvrir "ce qu'il a dans le ventre". Pour réaliser l'analyse il faut ouvrir le cours: pas pour simplement le feuilleter et le lire passivement, mais pour l'effeuiller et l'interroger activement. 
Le moteur de l'analyse est cette question: qu'y a-t-il d'important dans cette matière?

L'esprit de synthèse est tout différent. Il ne s'agit pas simplement de reconstituer le tout (le cours) à partir des éléments obtenus au terme de l'étape d'analyse (de décomposition). Ce qu'il faut, c'est ordonner les informations de différentes manières en suivant les liens logiques propres à la discipline apprise. Par exemple:

- Pour un cours d'histoire il conviendra de construire des lignes du temps; 
- Pour les sciences du vivant on établira toutes les relations entre structures et fonctions
- Pour des matières comme la philosophie, l'anthropologie ou la sociologie il faudra s'atteler à répertorier toutes les relations d'opposition (entre concepts, auteurs, etc.)

2. Mémoriser à long terme
A ce stade de l'année, l'enjeu principal pour tout étudiant du supérieur est de commencer à préparer ses examens de fin d'année. Il faut comprendre: commencer à mémoriser les matières déjà enseignées afin d'avoir le temps de tout assimiler et surtout d'évaluer ses connaissances.

La seule préoccupation des étudiants doit donc être la suivante: comment puis-je commencer à mémoriser mes cours en étant certain de ne pas tout oublier d'ici 2 mois?
Bref, ce qu'il faut utiliser c'est la mémoire à long terme (et non la mémoire à court terme plus connue sous le nom de "mémoire par coeur").

3. La méthode étape par étape
Justement, résumer (avec l'esprit d'analyse) et faire des synthèses (avec l'esprit de synthèse) sont des outils qui permettent de mémoriser à long terme. Voici comment:

Etape 1: La première analyse du cours consiste à en construire une table des matières
La mémoire à long terme a besoin de liens solides pour retenir les informations. Les éléments du cours les plus importants à découvrir et à relier sont ceux contenus dans les titres, sous-titres, sous-sous-titres. Même si elle existe déjà, l'étudiant doit construire lui-même la table des matières et s'approprier la logique qui la traverse.Il doit en outre être rapidement capable de la raconter comme une histoire.

Exemple: "Dans mon cours de physique, le professeur va nous expliquer la mécanique; pour ce faire il commence par étudier le mouvement (la cinématique), ensuite il s'intéresse à l'action des forces en général (la dynamique), ce qui l'entraîne vers l'étude de la force de gravitation en particulier, etc. Dans le chapitre sur la cinématique, il aborde 4 sujets: la vitesse, l'accélération, etc."


Etape 2: La deuxième analyse du cours consiste à repérer les informations essentielles de manière à former le résumé du cours
Deux situations doivent être envisagées:
- Soit le support principal du cours est un texte: l'étudiant doit alors y sélectionner directement les informations principales qui complèteront la table des matières. Il s'agit d'un travail de condensation de l'information.

- Soit le support principal du cours reprend les diapositives (slides) que le prof utilise comme outil didactique: l'étudiant doit alors au contraire ajouter des informations pour "habiller" ce support minimaliste et toujours incomplet. Il s'agit d'un travail d'expansion de l'information. De bonnes notes et/ou un livre de référence sont alors nécessaires.


Etape 3: Faire des synthèses
A nouveau deux situations se présentent, cette fois en fonction du type de matière:
- Soit l'exposé de la matière repose entièrement sur un ordre, une structure, ou encore un fil conducteur unique - c'est le cas typiquement pour les matières juridiques et mathématiques - et les synthèses consistent essentiellement en des liens vers des applications: les casus en droit, les exercices et démonstrations en mathématiques.

- Soit l'exposé de la matière repose sur une séquence et un fil conducteur beaucoup plus relatifs et la réalisation de synthèses prendra la forme de tableaux comparatifs. C'est généralement le cas dans les sciences humaines, les sciences du vivant (donc les sciences médicales) mai aussi certains cours de sciences exactes. Il s'agit alors de faire des liens transversaux à l'intérieur d'un chapitre et entre plusieurs chapitres.


4. Evitez le pièges!

Jetons un oeil sur les 2 principaux pièges qui se présent aux étudiants:

A. Ne pas faire soi-même une table des matières, un résumé et des synthèses
Il est tentant d'utiliser une table des matières toute faite, ou le résumé d'un étudiant qui a bien réussi l'examen. C'est aussi rassurant que d'aller voir la solution d'un exercice de physique ou de statistique avant d'avoir fait l'effort de le résoudre soi-même entièrement et d'avoir soi-même surmonté les difficultés!
Si le résumé d'un autre peut servir de modèle ou de source d'information, il ne doit jamais se substituer au travail personnel de chaque étudiant. Seul ce travail garantit une mémorisation à long terme, une compréhension en profondeur et une garantie de réussite.

B. Se dire que cela prend trop de temps et qu'il vaut mieux lire et comprendre les cours
Utiliser la méthode décrite ci-dessus prend du temps, c'est pourquoi il faut commencer dès maintenant! Pâques est la période idéale pour réaliser ce travail d'étude active.
Lire les cours et simplement vérifier qu'on les comprend, c'est plus facile et cela prend moins de temps, mais quel est le résultat obtenu en terme de mémorisation? Il est pratiquement nul. Les étudiants qui reportent à plus tard le travail de mémorisation s'oblige à devoir apprendre par coeur (mémorisation à court terme) en mai (juste avant les examens) toutes les matières. Ces étudiants n'auront pas le temps d'étudier plusieurs fois leurs cours (maîtrise en profondeur) et de s'interroger pour vérifier l'état de leurs connaissances (entraînement indispensable avant toute "compétition"!).

Pour conclure, ajoutons qu'il existe une structure spécialement conçue pour permettre aux étudiants de réaliser ce travail d'étude indispensable et spécifique de la période de Pâques. Son nom: le blocus assisté.

Le blocus assisté résidentiel permet à chaque étudiant, quelles que soient ses études et les matières qu'il révise, de se fixer un programme précis de travail, d'utiliser une méthode adéquate à la réalisation de ce travail, et de profiter de la présence de formateurs spécialisés pour améliorer sa compréhension des matières ainsi que pour vérifier ses connaissances. 

Envie de réussir tes examens de fin d'année? Viens travailler avec d'autres étudiants motivés comme toi, et donne-toi ainsi les moyens d'accomplir ta noble ambition!

Nathanaël LAURENT

vendredi 7 mars 2014

Méthode de travail et partage d'infos sur les cours: un bon ménage?

"Il n'y a pas une méthode unique pour étudier les choses." (Aristote)

Peut-on réussir ses études supérieures en tuyautant et court-circuitant?

De plus en plus, lorsque j'interroge les étudiants sur leur méthode de travail, je constate que cette dernière intègre l'une ou l'autre des étapes suivantes:
  • "Rechercher des synthèses pré-existantes"
  • "Profiter de questions sur les forums, ou groupes Facebook"
  • "Comparer avec les notes que d'autres étudiants partagent"
  • "Refaire les examens de sessions précédentes qui sont accessibles"
Les étudiants échangent depuis toujours des infos sur leurs cours. Ce n'est pas nouveau non plus de constater une dichotomie entre les étudiants qui produisent ces données (notes de cours, résumés, résolutions d'exercices, etc.), et ceux qui ne font qu'en profiter pour - leur semble-t-il - gagner du temps. Nous verrons plus loin qu'il faut encore envisager un troisième groupe d'étudiants qui utilisent intelligemment ces ressources; mais avant cela voyons ce qui a changé depuis quelques années. 
 
Aujourd'hui les étudiants découvrent, sans même souvent le demander, une mine d'informations en tous genres qui se rapportent à leurs cours. Tout cela est accessible via les réseaux sociaux et d'autres plateformes informatiques que certains appellent désormais des sites "tuyaux": synthèses, notes de cours, questions d'examen, exercices, forums, etc. C'est souvent une aubaine, surtout pour ceux qui n'assistent pas à tous les cours, qui ne prennent pas de bonnes notes, ou qui s'y mettent très tard pour étudier. Tous ces documents leur permettent de court-circuiter le travail "normal" d'étude, voire de tuyauter en sélectionnant directement les parties de matière sur lesquelles les profs interrogent - peut-être! - fréquemment.

Bref, les étudiants ont donc un accès direct et rapide à une quantité de plus en plus grande d' "outils" d'étude. La bonne nouvelle c'est qu'il s'agit bien d'outils que l'étudiant peut utiliser dans le cadre de son travail de préparation aux examens. La mauvaise nouvelle c'est qu'il ne faut pas voir là une possibilité de gagner du temps et de réduire la quantité de travail nécessaire pour viser la réussite de ses études. Pour bien comprendre, repartons de quelques constats de base:
1. Apprendre par cœur le résumé d'un(e) étudiant(e) ayant obtenu une note de 16 ou 18 sur 20 à son examen ne garantit nullement de reproduire automatiquement cette note.
2. Si de nombreux étudiants apprennent par cœur le même résumé qui est partagé sur un réseau social et qu'ils en restituent certains morceaux lors de l'examen, le professeur va forcément s'en rendre compte... et il n'appréciera pas vraiment! Comment saura-t-il en effet si la matière a été réellement comprise ?
3. Un des principaux enjeux de la méthode de travail dans les études supérieures étant d'apprendre à utiliser la mémoire à long terme, à quoi pourrait bien servir la synthèse d'un autre ou la mémorisation par cœur de réponses à d'anciens examens?

C'est à cette dernière question qu'il nous faut répondre. On découvrira par la même occasion le profil d'un étudiant capable de tirer profit des "tuyaux" et autres résumés ready-to-use, tout en développant une bonne méthode de travail.

Le principe de base d'une bonne méthode de travail, à savoir une manière d'étudier qui active la mémorisation à long terme des informations, est le questionnement: pour chaque matière l'étudiant(e) doit se poser les bonnes questions qui lui permettront d'aller chercher les réponses au sein des différents supports de cours (notes, syllabus, livre de référence, etc.).

Sur base de ce principe, le travail d'étude "naturel" est le suivant: une fois que l'étudiant s'est posé des questions et qu'il commence à trouver des réponses, il doit classer ces dernières de trois manières différentes:
  • Les ranger selon un plan, à savoir le fil conducteur du cours (cf. la table des matières, l'intro du cours, etc.).
  • Trier les données principales des informations secondaires, voire inutiles: c'est ce que l'on appelle le résumé, à savoir un plan complété par les infos les plus essentielles de la matière.
  • Faire des liens transversaux dans le chapitre, le cours, voire entre plusieurs cours: ce sont des synthèses, sous forme souvent de tableaux dans lesquels l'étudiant procède à des comparaisons détaillées.
L'étudiant malin pourra donc à chacune de ces étapes s'inspirer de ce que d'autres ont fait avant lui et qui s'est avéré efficace. Il est par exemple crucial pour un étudiant de 1er bac qui n'a jamais étudié de la sorte de consulter un bon résumé et de voir quel genre de synthèses il peut faire pour chacun de ses cours. De même, cet étudiant pourra tirer profit des exemples de questions d'examens partagés afin de vérifier: 1) que son étude permet de rencontrer les attentes du prof (suffisamment détaillée, etc.); 2) qu'il est capable de formuler lui-même des réponses correctes après avoir travaillé (mémorisé) la matière. Tout cela ne doit pas être fait 2 jours avant l'examen, mais déjà tout au long de l'année!

Intéressé(e) par la méthode de travail dont je viens de parler? Sachez qu'elle est expliquée en détails dans la collection de "facilitateurs d'étude" que vous pouvez commander en ligne (édition Texquis, collection J'Assure), et qu'il existe une formule de coaching proposée chez COGITO pour vous aider à la mettre en pratique.

Alors, chers étudiants, partagez! Mais surtout, étudiez intelligemment...

Nathanaël LAURENT