mardi 9 septembre 2014

Comment s'y prendre pour se réorienter dans les études supérieures?

"Les jeunes reçoivent beaucoup d’infos, ils croient savoir mais ne savent pas. Ils s’arrêtent souvent aux études et ont du mal à se projeter dans le monde professionnel." (Catherine Van Gyseghem, directrice du SIEP de Liège, L'avenir)

Bien se -orienter dans les études, une grande responsabilité.

Alors que certains rapportent que le nombre d'indécis relativement au choix des études supérieures au sortir des humanités est "interpellant" (L'avenir, 23/08/2014), que dire de l'indécision qui survient après un ou plusieurs essais et autant d'échecs?

Actuellement, de nombreux étudiants qui n'ont pas réussi leurs examens de troisième session (de l'ordre de 50 % des étudiants inscrits l'an dernier en 1er baccalauréat, voire 60% selon certaines sources!) se posent sans doute une des questions suivantes: "suis-je bien fait pour ces études?", "dois-je uniquement étudier plus pour y arriver?", "faut-il que je me remette à chercher une orientation qui me convienne?", "ai-je les capacités?".

Comment les aider à répondre à ces questions véritablement existentielles? Voici quelques réflexions et quelques jalons qui pourront vous aider à faire le bon choix et à prendre conscience de la responsabilité qui est en jeu dans cette décision. En effet, notre société finance en partie les études des jeunes qui sont destinés à devenir ses acteurs de demain: pour certains ce sera participer au moteur de la vie économique de notre pays, pour d'autres cela consistera à se mettre au service des citoyens (santé, droit, aide sociale, etc.), pour d'autres encore il s'agira de former les nouvelles générations à venir (enseignement).


1. Un projet à long terme = une dose nécessaire de motivation
Afin de bien choisir sa filière d'études, il faut bien réfléchir à la vie professionnelle que l'on souhaite mener durant les plus de 40 années qui suivront! Si la vocation n'est pas au rendez-vous, alors penchez-vous sur vos loisirs, hobbys, et même vos rêves! Ce projet est bien sûr un idéal - qui sait ce qui va se passer durant les années d'études? - mais cet idéal est le seul moteur mental que vous ayez maintenant pour booster votre courage et vous impliquer sérieusement dans vos études.

Or sans motivation, pas de réussite! L'équation est simple, mais elle explique une bonne part des cas d'échec. Un choix auquel vous auriez abouti en procédant par "élimination", ou pour d'autres mauvaises raisons ("j'ai un bon ami qui fait ça", "j'ai envie de vivre à tel endroit", etc.) n'est PAS un bon choix. N'oubliez pas que votre décision doit déboucher sur une réelle envie d'apprendre sans laquelle vous ne parviendrez pas à mettre en place une méthode de travail correcte.

Comment un tel projet professionnel peut-il apparaître? Il vous faut aller à sa rencontre car il ne surgira pas tout seul comme par enchantement. Il faut donc se bouger, aller à la rencontre, en parler autour de soi, et faire preuve d'imagination.
Voici quelques témoignages qui pourront servir d'exemple. Rien de tel cependant qu'une expérience concrète: après avoir fait la liste des métiers ou des domaines professionnels potentiellement intéressant (à ce stade on peut encore procéder par élimination), il faut aller à leur rencontre via des relations (parents, amis, etc.), les pages jaunes, internet, etc. Prendre le téléphone, discuter, aller voir, faire un mini-stage d'observation (ne fut-ce qu'une journée), ... Tout cela est susceptible de provoquer les réactions nécessaires à la formation d'un projet d'avenir.

Ne négligez pas non plus le jeu des influences dans lequel nous sommes imbriqués! "Le choix de tes études ne doit dépendre que de toi et de tes goûts et envies", entend-on parfois (source), mais ce n'est là qu'une demi vérité! Personne ne choisit absolument seul et que pour lui-même! Les parents, l'entourage, l'éducation reçue, notre culture, les expériences passées vécues, les exemples rencontrés, etc. Autant de faits qui alimentent le processus de réflexion et influenceront la décision finale. Il est intéressant de savoir reconnaître certains de ces facteurs qui inclinent notre désir vers tel ou tel projet d'avenir.

2. Formation universitaire ou non-universitaire?
Il ne faut pas vouloir obtenir un diplôme universitaire à tout prix, sous prétexte que ce dernier garantit de trouver plus facilement un emploi et que cet emploi sera mieux rémunéré! En effet, les listes d'études non-universitaires qui mènent à des professions où il y a pénurie sont plus longues (voir ce document de l'ONEM)!
Mais les clichés ont la vie dure: c'est un peu comme si "université" rimait avec "plus intelligent" ou encore "richesse promise". Rien de plus faux! En dehors des études appliquées (ingénieurs, médecins, kinés, vétérinaires), les universités offrent une formation avant tout théorique (fondamentale) ouvrant les perspectives de l'enseignement et de la recherche.
Dans certains domaines (la communication, la kiné, la traduction et l'interprétation, la gestion, etc.), il vaut même autant - voire mieux - miser sur la formation offerte dans une haute école! 

En tout cas, comparer de manière détaillée les programmes est indispensable! Prenons un exemple avec les études de communication et d'information: on y trouvera 30h de langues en 1er baccalauréat à l'UCL, contre 60h dans la même année à l'ULG et 120h en 1ère année à l'IHECS!

3. Comment reconnaître une "bonne" formation?
Une fois le projet d'avenir professionnel en tête (au moins un secteur d'activité privilégié), il faut choisir une haute école ou une université offrant une formation "solide", c'est-à-dire approfondie dans un ou plusieurs domaines qui peuvent être considérés comme fondamentaux:
- Le droit
- Les mathématiques
- Les langues
- et selon les secteurs: la comptabilité, les sciences exactes (physique, chimie, biologie), l'anatomie, la philosophie, le français et l'histoire.

"Si vous terminez avec un master industriel en poche, ou un diplôme d’ingénieur ou en sciences économiques appliquées, vous avez peu de soucis à vous faire. Vous aurez en général un peu plus de problèmes avec un diplôme en sciences politiques et sociales." (source
). Voilà un conseil qui en dit long: une formation (baccalauréat) qui propose "un peu de tout", mais qui n’approfondit aucune des matières envisagées ci-dessus est suspecte!

4. Une méthode de travail sérieuse pour se donner les moyens d'assouvir sa faim de savoir!
Une fois le choix opéré correctement, la motivation doit être à son comble. Pourtant les difficultés ne manqueront pas d'apparaître tout au long du parcours des études (un prof pas sympa, une matière peu intéressante, des examens plus difficiles que prévus, etc.).

Sans une bonne méthode de travail, les tentations et autres distractions risquent de prendre le dessus (procrastination, excès de confiance, etc.). Or 2 choses comptent vraiment pour trouver la manière de travailler qui convient: une gestion du temps drastique (un rythme de travail, donc l'usage d'un planning) et un usage intelligent de sa mémoire (utiliser la mémoire à long terme en se posant des questions afin d'aller chercher et de découvrir soi-même l'information).

Via une formation en méthode de travail il est alors possible de mettre toutes les chances de son côté!

5. Faire le point régulièrement et savoir se remettre en question
Le projet d'avenir professionnel étant un idéal, et le choix des études ayant parfois été laborieux, il est possible de découvrir plus ou moins rapidement que "ce n'est pas fait pour moi" ou que "ce n'est pas du tout ce à quoi je m'attendais"...
En cas de réorientation et si plusieurs tentatives ont déjà été menées, il faut alors veiller à rester finançable!
Or les règles de financement d'un étudiant dans le supérieur change à partir de cette année académique, et ce dans le cadre du nouveau "Décret paysage" (lire toutes les informations à ce sujet ici).

En cas de doute, pensez à vous désinscrire à temps: dans l'enseignement supérieur (non-universitaire tout comme universitaire), un étudiant ne souhaitant pas continuer son année doit se désinscrire avant le 1er décembre de l'année académique pour que son année entamée ne soit pas reprise dans le calcul du nombre d'inscriptions et que le minerval lui soit remboursé à 90% !

Que faire si j’interromps mon année? Il existe des programmes adaptés pour effectuer la transition vers un nouveau choix (la "Formation-relais" proposée par le CPFB par exemple) ou des projets socio-éducatifs alternatifs qui permettront de prendre du recul et de réfléchir à nouveau (le Service Citoyen, le Service Volontaire International, le Service Civil International, entre autres).

Nathanaël LAURENT
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lundi 30 juin 2014

Ferveur populaire, partage d'émotions… restons ensemble pour réussir!

"Dans la communion émotionnelle, les barrières qui séparent les individus s’estompent et les gens font alors l’expérience de la fusion et de l’unité avec la foule (nous sommes tous un !)." (Le Soir, E. Brugraff, 18 juin 2014)

Réussir sa seconde session: découvrez les vertus du groupe!

21.000 spectateurs au stade Roi Baudoin à Bruxelles pour assister au match des Diables rouges contre la Russie, mais aussi 22.000 personnes à Mons ce 15 juin pour participer aux festivités du Doudou, et encore quelque 40.000 joggeurs lors des 20 kilomètres de Bruxelles en mai dernier... Il y a effectivement de quoi souligner  "La ferveur toujours autant populaire en Belgique", pour reprendre l'expression lue ce 23 juin dans le supplément "sports" de La Libre Belgique.

Nous ne contesterons certainement pas cette opinion, que nous pourrions au contraire alimenter en ajoutant les rassemblements Zumba de plus en plus nombreux, et en rappelant l'engouement pour les "cyber" réseaux sociaux interconnectant toujours plus d' "amis" sur la toile.

Profitons justement de ces nouveaux phénomènes sociaux pour en tirer des enseignements susceptibles d'aider les étudiants qui vont devoir affronter cet été une seconde (ou plus exactement une troisième) session d'examens. Ne font-ils pas eux aussi partie de ce monde contemporain au sein duquel la solitude fait de plus en plus figure d'exception? Ne sont-ils pas forcément perdus lorsque, à l'approche d'examens, ils doivent tout à coup se déconnecter, s'isoler, en luttant contre la distraction de plus en plus forte que constitue leur vie sociale?

"[Les hommes] ne vivent pas en société par intérêt, ou par vertu, ou par la force d'une raison autre, quelle qu'elle soit; ils le font parce qu'il n'y a pas pour eux d'autre forme d'existence possible." Tzvetan Todorov, qui écrit ces mots dans son ouvrage La vie commune, est loin d'être le seul à partager cette idée exprimée régulièrement depuis Aristote au moins. L'être humain est un être sociable, reconnaissons-le.

Si l'aspect marketing de la plupart des évènements rassembleurs évoqués ci-dessus n'est sans doute pas négligeable, il est malgré tout possible d'interpréter cette recherche massive de contacts sociaux comme la volonté de sortir de l'individualisme. Mais puisqu'il s'agit là tout simplement d'une tendance innée inscrite en nous, pourquoi s'en étonner? Ce qui nous frappe pourtant c'est l'intensification du phénomène: si les nouvelles possibilités de communication offertes par les progrès technologiques fulgurant expliquent sans doute cette hyper-socialisation ambiante, d'autres facteurs pourraient également intervenir.

Ainsi, on peut penser que le contact avec autrui est important pour évacuer un certain stress, et finalement pour se libérer de toutes sortes d'émotions négatives que nous accumulons à notre insu ou non. Dans une interview, Bernard Rimé explique: "Ce que j’appelle le «partage social d’une émotion» est une situation qui créé un climat de rapprochement entre les personnes très ­bénéfique puisque celui qui parle de son expérience émotionnelle reçoit dans cette situation toute une série de choses très positives. Cette situation ravive les liens affectifs et les renforce. Elle rafraîchit les liens sociaux." Dans son livre intitulé Le partage social des émotions, ce professeur de psychologie à l'Université de Louvain révèle à travers une étude qu'il a réalisée que neuf personnes sur dix ressentent le besoin de partager leurs émotions!

Revenons donc au cas de nos étudiants qui, suite à un ou plusieurs échecs essuyés lors des sessions de janvier et/ou juin, et au terme d'une période de blocus et d'examens stressante (1), se voient certainement submergés par des émotions négatives. Ces dernières sont même susceptibles de provoquer chez eux un découragement profond qui ne ferait que les entraîner dans un cercle vicieux conduisant inexorablement à la répétition de leur échec.

Une des leçons à tirer de l'engouement populaire relaté précédemment, mais aussi de notre besoin de nouer des contacts sociaux, sans oublier le fait que beaucoup de jeunes ne peuvent plus vivre aujourd'hui déconnectés de leurs réseaux d' "amis", serait la suivante: l'étude en groupe peut bénéficier grandement aux étudiants aujourd'hui! Si, en outre, on ajoute que cette expérience permet également un partage social d'émotions, bénéfique à la personne qui a vécu récemment un échec, n'avons-nous pas là une formule "magique" à offrir aux étudiants?

"Étudier en groupe peut vous stimuler pour vous lancer quand vous avez du mal à vous motiver – d'autre part, si vous devez expliquer des concepts difficiles à voix haute, cela vous aidera à distinguer les choses que vous comprenez et celles que vous devez encore revoir, et en formant un groupe pour étudier ensemble, cela vous permettra de mettre en commun vos connaissances sur les définitions de termes et explications de concepts." Voilà par exemple la même idée que celle que nous avançons, telle qu'elle a été proposée aux étudiant(e)s sur le site The Huffington Post (study tip n°5) il y a quelque temps.

Les étudiants qui en font l'expérience constatent eux-mêmes à quel point l'étude en groupe est motivante, stimulante, et globalement bénéfique à leur travail: "Le fait d'étudier ensemble, ça fait... qu'on est motivé", affirme Kurt (2), un étudiant participant au Blocus assisté organisé par l'école d'accompagnement d'étudiants COGITO. Phénomène qu'explique Saïd Rachafi, professeur de physique à l'université de Tétouan et formateur chez COGITO depuis de nombreuses années: "Quand je vois quelqu'un qui travaille j'ai envie de travailler!".

Au départ de la ferveur populaire, bien présente actuellement en Belgique, nous pouvons redécouvrir notre besoin de nouer des relations sociales, besoin d’autant plus important aujourd’hui que nos vies sont bien souvent contaminées par le stress et enfermées dans l’individualisme. Nous pouvons donc affirmer que pour des étudiants, préparer des examens en conservant un niveau de connexion sociale “normal” est tout à fait possible, et que cela permet même un partage bénéfique des émotions négatives (suscitées par l'échec survenu lors des sessions d'examens précédentes). Bref, pour réussir, il vaudrait mieux rester ensemble !


Nathanaël LAURENT
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(1) Voir notre article sur le burn-out des étudiants.
(2) Pour écouter ce témoignage et d'autres, vous pouvez visionner la vidéo suivante:

jeudi 26 juin 2014

Interview de Sylvain Guichard

"Je voyais bien qu'ils voulaient bosser seuls, ils ne voulaient pas d'un coach tout le temps à côté d'eux, mais ils avaient vraiment besoin d'une structure de travail." (Sylvain Guichard, ingénieur et responsable de bureau COGITO)

Méthode & Dynamique de travail: un nouveau concept qui fait ses preuves!

Au terme de cette année qui a vu le lancement d'un service inédit proposé aux étudiants du supérieur résidant à Bruxelles et à Louvain-La-Neuve, nous avons posé quelques questions à Sylvain Guichard, responsable des séances de Méthode & Dynamique de travail au sein du bureau COGITO de Montgomery. Cet ingénieur diplômé, achevant un master complémentaire en gestion à la Solvay Business School, et ayant également participé aux formations spécifiques offertes par COGITO à ses formateurs, encadre chaque semaine depuis plusieurs mois des étudiants qui viennent travailler ensemble et mettre toutes les chances de leur côté en vue de réussir leur année.

Comme Sylvain l'explique, l'originalité de cette formule d'étude tient à plusieurs composantes clés dont l'association permet de garantir une rentabilité maximale pour le travail des étudiants!


Existe-t-il un profil "type" des étudiants participant à la M&DT? 
 
Sylvain Guichard: Oui, il s'agit d'étudiants qui n'éprouvent pas spécialement de problèmes avec la matière en elle même et qui donc n'ont pas besoin d'être assis 2h d'affilée, seul à seul, avec un formateur. Les étudiants qui viennent en Méthode & Dynamique de travail ont soit du mal à bosser seuls, soit du mal à structurer leur travail. Pour les premiers, être
entouré de coachs mais aussi d'autres étudiants leur donne la motivation qui leur manque. Pour les seconds, lors des séances on organise avec eux leur planning, leurs objectifs à court et plus long terme et on aborde différents outils (mind maps, etc.). 

D'après toi que viennent surtout chercher les étudiants?
 
S. G.: Comme je l'ai dit précédemment, c'est soit la motivation via l'encadrement, soit de la structure pour travailler plus efficacement (et évidemment une combinaison des deux). En dernier arrive l'aide pour les matières. 


Quel est l'élément le plus accrocheur de ce service qui contribuerait à faire revenir régulièrement les étudiants?
 S. G.: L'élaboration du planning et son suivi sont certainement des "plus" que les étudiants ne trouvent pas facilement lorsqu'ils travaillent chez eux ou dans d'autres conditions.

Selon toi, comment la formule M&DT se différencie le plus de la formule de coaching classique
 S. G.: Par le fait qu'il y ait beaucoup moins l'aspect "aide pour la matière".
Par exemple: j'ai eu 2 étudiants en psycho qui comprenaient bien leur matière (ils n'avaient en tout cas pas de questions à poser). Pendant 4 séances nous n'avons pas parlé du contenu de leur cours, mais bien de la façon dont ils devaient s'y prendre pour aborder leur session d'examens. Nous observions ensemble la taille et le type de cours (quelle quantité? du par coeur ou de la réflexion? quel type d'examen? etc.) et en fonction de ça nous avons opté pour le meilleur outil de travail (synthèse versus mind map versus résumé versus combinaison de plusieurs outils).
Je voyais bien qu'ils voulaient bosser seuls, ils ne voulaient pas d'un coach tout le temps à côté d'eux, mais ils avaient vraiment besoin d'une structure de travail. Ce sont les étudiants eux-mêmes qui me le spécifient lors de leur inscription: "nous n'avons pas de problèmes avec la matière, nous ne voulons pas d'un cours particulier, nous avons besoin d'une structure, d'une guideline". 


Peux-tu rappeler les principales caractéristiques de cette formule?
 
S. G.: Encadrement des étudiants dans leur étude, aide pour la structure, suivi, approche de différents outils et motivation par effet de groupe. Voilà les ingrédients principaux qui, réunis, constitue le cocktail original et efficace de ce nouveau service.

Comment se déroule une séance? Y a-t-il un programme précis suivi?
 
S. G.: Au début je commençais les séances par de la méthodo en groupe (j'expliquais le mind map, les plans de travail, etc.) et nous faisions le planning jusqu'aux examens. Quand on avait fini, chacun se mettait à bosser et posait des questions soit sur un cours, soit sur la façon de travailler. A la séance suivante, on abordait un autre sujet et chacun expliquait au groupe ce qu'il avait fait, ses impressions sur tel ou tel outil, etc. Au fil des séances, les heures consacrées à des explications communes pour les mind maps et autres outils méthodologiques se sont transformées en entretiens individuels pour l'avancement dans le planning de chacun. J'ai opté pour ce type de suivi personnalisé car les horaires d'examens étaient très différents selon les étudiants. Par exemple: un étudiant en polytech avait une semaine entre chaque examen et un étudiant à l'Ichec avait examen quasi chaque jour. Ce sont deux situations vraiment différentes et donc il faut articuler le planning en fonction de chaque cas. Faire ça en groupe aurait entraîné une perte de temps pour certains étudiants du groupe. 

- Concrètement, quand un étudiant peut-il bénéficier de la M&DT et comment peut-il faire pour s'y inscrire?
S. G.: Le top c'est qu'il s'inscrive au moins 1 mois avant ses examens. Plus tard, ça devient difficile car trop condensé. trop tôt par rapport aux examens (exemple: en septembre) n'est pas idéal non plus car les étudiants se sentent beaucoup moins concernés par la planification, la structure de travail etc.
Je conseille donc aux personnes intéressées de commencer les séances de Méthode & Dynamique de travail à partir de fin octobre (vers la Toussaint) pour le premier quadrimestre. Par contre, au second quadrimestre les étudiants peuvent commencer tout de suite, surtout si ils ont constaté au terme des examens de janvier qu'ils devaient mettre les bouchées doubles pour réussir leur année! Le site de COGITO est le moyen le plus simple de demander ce service accessible au moins sur Bruxelles et Louvain-La-Neuve.

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TIP: Durant l'été, la formule de Méthode & Dynamique de travail est remplacée par une formule équivalente mais résidentielle, le Blocus Assisté... à savoir de 1 à 4 semaines d'étude encadrée pour assurer la réussite aux examens d'août/septembre.

samedi 31 mai 2014

Être performant aux examens… naturellement.

Rythme biologique, irisine, etc. Utilisez vos ressources naturelles pour réussir vos examens!

Sue Shellenbarger, célèbre chroniqueuse du Wall Street Journal, rapportait dans un de ses articles les propos de Steve Kay, professeur de biologie moléculaire et de bio-informatique à l'Université de Californie du Sud, au sujet de notre horloge biologique. Lorsque notre biorythme atteint un état d'accord maximal entre nos processus physiologiques, nos comportements et les stimuli environnementaux que nous recevons, cela "nous donne un avantage dans la vie quotidienne", affirme ce scientifique.

La journaliste détaille les résultats obtenus par S. Kay concernant notamment le travail cognitif, à savoir une activité qui intéressera grandement les étudiants actuellement plongés dans la préparation de leurs examens: "Quand il s'agit de faire un travail cognitif, par exemple, la plupart des adultes fonctionnent mieux en fin de matinée, explique le Dr Kay. Comme la température du corps commence à monter juste avant notre réveil, le matin, et continue d'augmenter jusqu'à midi, la mémoire de travail, la vigilance et la concentration atteignent progressivement leur rendement maximal."



Concrètement, prendre une douche chaude le matin après le réveil peut accélérer ce processus! Par contre il faudra être attentif à ce qui se passe entre midi et 16h00: d'autres travaux cités par Sue Shellenbarger montrent que notre attention et notre concentration chutent alors, au cours de cette période qui suit la prise d'un repas. 

Plus étonnant, une étude réalisée sur des étudiants a montré que la fatigue peut stimuler les pouvoirs créatifs. Pour la majorité d'entre nous, des problèmes qui exigent une pensée réflexive et ouverte ("insight problems") sont souvent plus facilement traités le soir quand survient la fatigue. Par contre, nos performances vis-à-vis de problèmes d'analyse ("analytic problems") ne changeraient pas au cours de la journée… La fatigue, affirme 
Mareike B. Wieth, auteure principale de cette étude, permet ainsi à l'esprit de "se promener" plus librement pour explorer des solutions alternatives.

Que ceci ne vous empêche pas de dormir! En effet, si la fatigue peut vous aider lors de certaines tâches cognitives, celle qui consiste à mémoriser aura quant à elle besoin d'une bonne dose de sommeil… Ici aussi des études scientifiques viennent étayer nos propos. Un article publié dans la revue La Recherche et rédigé notamment par le spécialiste français Pierre-Hervé Luppi, décrit par exemple cette découverte selon laquelle "le sommeil renforce la mémoire grâce à des ondes spécifiques générées par le cerveau".

Terminons ce petit tour d'horizon des activités naturelles et cycliques qui interviennent dans l'efficacité du travail de l'étudiant en nous intéressant à l'activité physique: bouger, faire du sport durant certaines pauses!

Bruce Spiegelman et ses collaborateurs, du Dana-Farber Cancer Institute et de l'Harvard Medical School de Boston, ont récemment rapporté une découverte intéressante dans la revue Cell Metabolism. Cette étude semble confirmer ce que d'autres chercheurs suspectaient depuis un certain temps: les exercices d’endurance améliorent le fonctionnement du cerveau! Si cet effet est particulièrement net chez les personnes âgées, il concerne en réalité tout le monde… et nous pensons bien entendu à la pause "jogging" de l'étudiant en blocus, ou à toute autre pause sportive qui devrait faire partie intégrante de l'organisation du temps en période de blocus et d'examens. L'étude de Spiegelman et de son équipe permet aujourd'hui de préciser les mécanismes moléculaires sous-jacents à ce phénomène.

Détaillons quelque peu ce phénomène afin de mieux comprendre de quoi nous parlons. Intervient en premier lieu une molécule appelée FNDC5, précurseur de l'irisine qui est libérée dans le sang à la suite d’un effort musculaire. Les chercheurs ont en fait montré, sur des souris, que l'irisine pouvait atteindre le cerveau et y entraîner l'augmentation de l’expression dans l'hippocampe d'une autre molécule appelée BDNF (l'hippocampe est une partie du cerveau impliquée dans l'apprentissage et la mémoire). Cette dernière active alors à son tour l'expression d’autres gènes impliqués dans la cognition.

Conclusion
Notre biorythme peut être mis à contribution afin d'augmenter l'efficacité de notre travail intellectuel. 
  • Etudier avant midi quelques heures, après avoir pris une bonne douche chaude au saut du lit: efficacité assurée pour cette partie de la journée!
  • Ensuite, pourquoi ne pas opter pour une sieste digestive? Allez-y, c'est naturellement ce qu'il vous faut…
  • Reprenez ensuite le travail vers 15h-16h, éventuellement après vous être adonné à un exercice physique d'endurance.
  • Cet exercice d'endurance peut être réalisé plus tard dans la soirée, mais ne le négligez surtout pas: il boostera votre travail le reste de la journée!
  • Enfin, n'hésitez pas à travailler tard, même fatigué: votre esprit vagabondera plus aisément et vous donnera des idées!
  • Mais le sommeil reste un facteur clé, surtout pour renforcer le processus de mémorisation: 8 heures de sommeil en moyenne, c'est l'idéal!
Voilà donc de quoi améliorer vos performances aux examens! Profitez-en bien...

Nathanaël LAURENT
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COGITO vous aide à gérer vos performances durant les examens:
- Pour les études supérieures: Méthode & dynamique de travail
- Pour les études secondaires: Méthode & matières

vendredi 23 mai 2014

Le burn-out, ce trouble de notre époque qui concerne aussi les étudiants

"Aujourd'hui, la façon dont les personnes qui donnent tout sont parfois détruites par le système pose la question de son sens. Les victimes de burn-out posent les bonnes questions." (Pascal Chabot, auteur de Global burn-out)

Sous pression à l'approche des examens? Gare au burn-out!

Le "bon" stress existe et il est même très utile en période de préparation aux examens. Nous en avons déjà parlé dans un article précédent. Quant au "mauvais stress", il est sans doute important d'en préciser la teneur afin de comprendre - au moins partiellement - comment il survient et pourquoi il cause tant de dégâts auprès d'étudiants surmenés.

De manière générale, le stress touche la personne qui se sent impuissante face à une tâche qu'elle doit accomplir. Plus précisément, pour les étudiants en période de blocus, le stress est surtout lié à une impuissance face à la gestion du temps: "je n'aurai jamais le temps de tout étudier"; "je ne serai pas prêt(e)"; "c'est trop!"


La première chose à souligner est que la gestion du temps est devenue une tâche redoutable dans une société de rentabilité et de communication comme la nôtre. Notre société hyperconnectée voit ses membres pris dans un nouveau type de gestion du temps. Désormais nous sommes constamment en interaction avec nos téléphones, smartphones, tablettes et autres moyens de communication. Les jeunes sont particulièrement concernés, étant très vite plongés dans cette activité constante de communication qui leur prend énormément de temps! Plus rien ne peut attendre, il faut tout faire tout de suite, sans prendre vraiment le temps de réfléchir à ce que l'on fait, ni aux conséquences... bref en risquant de perdre le contrôle du temps qui passe.

Comment dès lors allier les études, qui impliquent des moments de concentration, à savoir des heures de pleine attention orientées vers la compréhension et la mémorisation, et la communication ininterrompue qui nous distrait justement de ce travail d'étude? C'est un défi qui n'est pas facile à relever. Pour certains étudiants, la gestion du temps devient à ce point problématique (pour ne pas dire impossible) qu'elle génère du stress: le burn-out guette!

Le 28 avril dernier, le dossier du JT de la RTBF était consacré au burn-out des étudiants (video). Perte d'appétit, fatigue, pensées négatives... les signes du burn-out sont peut-être là! Ce reportage mettait le doigt sur un phénomène sans doute sous-estimé. Chaque année un nombre non négligeable d'étudiants atteignent pourtant les limites de leurs réserves d'énergie, et ce déraillement survient surtout en période de blocus ou d'examens.

Le philosophe belge Pascal Chabot, auteur de la première enquête philosophique sur le burn-out (Global burn-out, puf 2013) souligne particulièrement bien ce lien entre notre rapport au temps qui a profondément changé et le risque accru de burn-out. Sa réflexion au sujet du temps devrait aider tous les stressés que nous sommes à remettre les pendules à l'heure: "Il y a dans le temps la source la plus profonde de liberté. Avoir au plus profond de soi le temps, c’est se sentir exister et sentir en soi ce que l’on peut donner." (extrait d'une interview accordée au Vif L'Express).

Qu'est-ce que le burn-out?
Le burn-out peut survenir au terme d'une période prolongée de stress, mais le stress n’aboutit pas forcément au burnout. Il n'existe pas encore actuellement de définition scientifique du syndrome, mais l’un de ses symptômes principaux semble être un sentiment d'épuisement.

Un autre critère de reconnaissance du burn-out est la perte d’intérêt et surtout de plaisir pour les activités procurant habituellement du plaisir. Les spécialistes parlent d'anhédonie. On observe ainsi une persistance de l’intérêt pour des activités telles que la sexualité, les hobbies, le sport, les sorties, la TV, mais une baisse importante du plaisir que ces activités procuraient auparavant.

Que faire contre le burn-out?
Si, en Belgique, l'attention à l'égard du burn-out des étudiants est relativement récente et encore peu répandue, elle est par contre bien développée dans certains autres pays.

En suisse, des informations précises au sujet du burn-out sont ainsi accessibles en ligne. La psychologue suisse Brigitta Schneider-Knell avance par exemple une explication en lien avec la réforme Bologne: "la réforme de Bologne a été mal comprise par la plupart des universités, où chaque cours est compté comme un module et exige un examen. Un étudiant qui veut suivre le rythme doit passer entre 10 et 15 examens par semestre. C'est trop.» Cette spécialiste a en outre identifié six facteurs permettant de lutter contre le burn-out dont les trois premiers nous paraissent particulièrement important:
  • Santé physique (mener une vie équilibrée avec une nourriture saine)
  • Stabilité émotionnelle (maintenir le contact avec d'autres personnes, être à l’écoute de son corps)
  • Evaluation réaliste de sa personne (ma vie va-t-elle dans la bonne direction?)
Au Canada, l'Université de Laval - toujours très active dans l'accompagnement des étudiants - ne manque pas de donner des informations précises au sujet du burn-out qui menace certains étudiants. A nouveau c'est la gestion du temps qui est particulièrement montrée du doigt:

"Tout étudiant et toute étudiante a des obligations scolaires, financières et sociales auxquelles il ou elle doit faire face. En plus de ses études à temps plein et d'un emploi souvent exigeant et peu rémunéré, son réseau social lui demande du temps, sans compter ses relations amoureuses. Sa vie est remplie et son horaire changeant, car il doit souvent travailler le soir et les fins de semaine. En période de stress comme durant les examens, son équilibre est précaire et le temps disponible pour l'étude est souvent insuffisant. (...) Ne pas se rendre compte de la dégradation de son état et s'acharner pour continuer à répondre à toutes les demandes fait partie de la maladie de l'épuisement. S'ensuit alors un cercle vicieux où, plus l'étudiante ou l'étudiant est déçu, plus elle ou il travaille fort. Son anxiété augmente, la qualité de sa performance diminue et ses échecs deviennent plus douloureux. Ainsi, plus ces symptômes sont intenses, plus son épuisement sera important et plus la période de récupération nécessaire sera longue."

Dans cette université, le principal conseil est de "prévoir l'imprévu"! Plus concrètement, les psychologues canadiens recommandent aux étudiants de toujours garder une place, si petite soit-elle, pour du temps libre, du repos, des activités de détente sur lesquelles ils garderont le contrôle. Cette stratégie repose sur le constat suivante: "Un épuisement indique la pertinence de réorganiser votre emploi du temps et de réévaluer vos priorités et vos valeurs."

Concrètement, en période de blocus et d'examens, l'étudiant(e) doit veiller à:
  • Prévoir des périodes de repos (des journées ou demi-journées "tampon": pour rattraper un retard, prendre du recul sur le travail accompli, se reposer). 
  • Identifier le moment de la journée où il travaille le plus efficacement. 
  • Elaborer un horaire équilibré (plages d'assimilation et d'auto-évaluation versus moments de détente et de sommeil) et surtout réaliste! 
Nathanaël LAURENT
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mercredi 30 avril 2014

Du cerveau à l'apprentissage: un chemin semé de mythes!

"Les neuromythes sont des croyances erronées sur le fonctionnement du cerveau humain." (Steve Masson)

Utilisez-vous plus votre cerveau droit ou gauche? ... ou les deux?

Est-ce votre cerveau gauche ou votre cerveau droit qui domine votre personnalité, vos manières de percevoir le monde, votre méthode naturelle d'apprentissage? Peut-être avez-vous tenté de répondre à de telles questions en remplissant des questionnaires trouvés sur internet ou dans des magazines? Si de telles croyances n'ont rien de nocif méfiez-vous quand même de la dictature du cerveau qui règne actuellement dans les sphères "neuro" et "psy".

"La polarisation entre cerveau gauche et cerveau droit est largement invoquée dans l'art, les affaires, l'éducation, la littérature et la culture, mais elle doit plus à la puissance du mythe qu'à la preuve scientifique." Ainsi s'exprime le scientifique Michael C. Corballis dans un article publié en janvier dernier dans la revue PLOS Biology et dans lequel il dénonce quelques fantaisies au sujet de l'asymétrie du cerveau.

Déjà en août 2013, le Huffington Post relayait l'information selon laquelle des scientifiques américains venaient de dissiper le mythe de la polarisation des fonctions cognitives assurées par nos cerveaux droit et gauche. Cette news s'appuyait sur l'article publié par le groupe de Jeffrey S. Anderson (université de Utah) dans la revue PLOS One le 14/08/2013.

Que nous apprend cet article? En substance, "les chercheurs américains ont réussi à prouver que ce phénomène de latéralisation n'existait pas", résume le journaliste Baptiste Piroja-Pattarone. Plus précisément, il faut comprendre que "les connections fonctionnent en fait par paire: ainsi donc, une connexion qui se déroule dans une région de la partie gauche de votre cerveau entraîne une connexion similaire dans la même région de la partie droite. Il y a donc une corrélation cérébrale entre les deux hémisphères du cerveau et non pas une partie du cerveau plus mobilisée que l'autre."

Il en va en réalité de même pour la célèbre théorie du cerveau triunique qui postule l'existence de trois cerveaux distincts apparus successivement au cours de l’évolution de l'espèce humaine : un cerveau reptilien, puis un cerveau paléomammalien (apparenté au cerveau limbique) et enfin un cerveau néomammalien (apparenté au néocortex). Introduite par Paul Mac Lean en 1969, et vulgarisée par Arthur Koestler, cette conception de l'organisation neuroanatomique est aujourd'hui fortement remise en question. La critique est semblable à celle adressée à l'hypothèse de la polarisation du cerveau: la possibilité d'une indépendance totale de trois cerveaux distincts est rejetée par de nombreux scientifiques au profit d'un modèle théorique contraire considérant les aires cérébrales comme des ensembles en interaction.

Quel est l'intérêt de faire toutes ces mises au point au sujet de croyances largement répandues mais fantaisistes concernant le fonctionnement de notre cerveau? La raison principale qui motive notre démarche est de dénoncer certains propos qui prennent ces croyances pour des vérités et qui, au nom de ce prétendu savoir, se permettent de donner des leçons! Voici quelques exemples parmi bien d'autres:

- "Souvent considéré comme non-dominant, l’hémisphère droit du cerveau est mis de côté, ce qui peut se traduire par l’enseignement dans les écoles, car on privilégie la logique à la création." (source)

"Ce n’est sans doute pas un hasard si le moment où l’on découvre les potentialités du cerveau droit correspond à l’émergence d’un grand mouvement d’émancipation des femmes." (source)

- "Comment coordonner les 2 hémisphères? En pratiquant le Mind Mapping: Un Mind Map contient des mots (cerveau gauche), des couleurs, des images (cerveau droit). Les informations sont structurées, organisées (cerveau gauche). La carte donne une vision globale de l’information (cerveau droit)." (source)

De toute évidence, ceux qui postulent la division du cerveau en régions fonctionnellement autonomes (hémisphères droit et gauche, cerveaux reptilien, limbique, etc.) ne font qu'utiliser leur cerveau gauche... Plus sérieusement, posons-nous la question: à quoi pourrait bien nous servir une telle organisation de notre cerveau pour apprendre, mémoriser, se préparer aux examens, etc.? Outre le fait qu'il s'agit là de théories pseudo-scientifiques, ne nous éloigne-t-on pas de l'essentiel? En fait, certains auteurs habiles font fortune sur le dos de ces croyances. Mais nous, qu'allons-nous retenir comme leçon?

Je ne retiendrai qu'un exemple, celui du Mind Mapping. Bien que son "inventeur", Tony Buzan, ait eu largement recours - à son insu ou non - à des neuromythes, il s'agit d'une méthode d'apprentissage tout à fait intéressante. Au fond, elle ne fait que mettre en pratique des principes de mémorisation ancestraux, accessibles à tous et dont les origines neurologiques importent peu:
Autant de principes qui n'exigent pas de développements techniques sophistiqués, mais un travail d'étude méthodique tel que nous essayons de le présenter dans ce blog.

Nathanaël LAURENT

mardi 29 avril 2014

Que faire entre le blocus de Pâques et celui de mai?

AAA: donnez une note maximale à votre étude!

Le congé de Pâques passé, reste à affronter les dernières semaines de cours. Mais l'esprit des étudiants est certainement déjà plongé dans les examens qui approchent à grands pas: l'horaire, parfois provisoire, de la session d'évaluation est connu; les dernières festivités de l'année ont eu lieu... Les voilà bel et bien lancés sur la dernière ligne droite!

Le stress monte pour certains étudiants et il convient de ne pas le laisser prendre les commandes au détriment de la raison. Pour les uns, quelques regrets traînent ça et là de ne pas avoir suffisamment travaillé à Pâques, où de ne pas avoir eu le temps de terminer le programme prévu. Pour d'autres, une question devient de plus en plus obsédante: "dois-je commencer à mémoriser maintenant? Si j'attends le prochain blocus, fin mai, aurai-je le temps de tout étudier?"

Quel que soit l'état d'avancement de votre étude (pour vous aider à vous repérer, utilisez l'échelle que nous vous avons proposée dans un précédent article), voici comment faire pour gérer au mieux ces quelques semaines qui vous séparent encore des examens, et durant lesquelles la réussite de votre année est en jeu. Notre conseil se résume à un triple A:


Anticipation
Le temps est plus que jamais la clé de la réussite! Or une bonne gestion du temps repose sur l'anticipation maximale de tout ce qui va vous arriver d'ici les examens:
  • Les cours: combien en reste-t-il et quand sont-ils donnés?
  • Travaux, rapports: oui/non? si oui, quelle échéance?
  • Le prochain blocus: de combien de jours disposerez-vous?
  • Les examens: comment sont-ils répartis (en session, hors session, avec quels intervalles)?
L'anticipation concerne également les examens proprement dits: établissez une liste des examens en indiquant à côté de chacun le type (oral, écrit à questions ouvertes, QCM), la durée, les genres de questions attendues (exercices et/ou questions ciblées, questions générales, questions transversales), et si vous possédez des exemples de question.

Anticiper c'est planifier! Vous devez prévoir dès maintenant toutes les plages d'étude que vous aurez à votre disposition durant les prochaines semaines de cours et le prochain blocus.

Autoévaluation 
Où en sont vos connaissances relativement à chaque matière? Evaluez vos acquis, même si vous pensez être nulle part (ou presque), car vous vous entraînez ainsi à répéter l'examen... Il ne s'agit pas de faire le perroquet, mais bien l'acteur!
Avant la représentation publique de votre pièce, entraînez-vous à déclamer votre texte, à dérouler le plan (le fil conducteur) de chaque cours. C'est ce que font tous les acteurs, sans quoi ils ne pourraient jamais être performant devant le public.

Il en va de même pour vous: pour être performant devant le prof à l'examen ou devant votre questionnaire, vous devez répéter longuement et minutieusement les scènes de votre pièce. L'autoévaluation doit se faire le plus souvent possible: pour vérifier où vous en êtes à la suite du travail réalisé à Pâques, mais aussi pour vérifier après chaque période d'étude ce que vous avez acquis. 

Parlez, écrivez, bougez: soyez en tout cas actif lorsque vous répéter! Si vous avez besoin d'un "metteur en scène" pour vous évaluer, vous conseiller, vous corriger, n'hésitez pas à faire appel à un coach (COGITO propose une formule de coaching adaptée à cette période de l'année).

Amélioration
L'autoévaluation entraînera l'amélioration: si vous avez été imprécis, incomplet, hésitant ou encore lacunaire en exposant le contenu d'une matière, vous allez spontanément vouloir vous corriger... et vous avez repéré ce qui n'allait pas!

A chaque étape de votre travail d'étude (cf. le planning que vous avez réalisé grâce à l'anticipation), vos lacunes se transformeront en nouvelles questions vous permettant d'aller chercher l'information manquante et d'ainsi tisser les liens indispensables à la mémorisation.

N'oubliez pas que le processus d'amélioration suit un ordre bien établi: améliorer consiste toujours à compléter le savoir existant en y greffant des couches de connaissances de plus en plus détaillées. Une fois que vous maîtrisez le squelette du cours,vous pouvez relier sur chacune de ses parties tout ce qui lui donnera de la chair!

Nathanaël LAURENT