"Une semaine de Blocus assisté = 3 semaines de blocus normal!"
Maxime, étudiant Cogito
"Quelqu'un connait ou est déjà allé dans un programme blocus assisté de cogito?"
"bonjour,je viens de voir sur le net qu'une semaine de blocus assisté est proposée( pour un prix tres honereux: meme si ca veut dire travailler trois mois pour rembourser mais bon la reussite n'a pa de prix) .c'est a dire 9h de boss par jour avec 2h d'interogation poru verifer si on a bien retenu ce qu'on a vu la journée par des formateurs qualifiés qui peuvent repondre a toute nos question. J'aimerais savoir si quelquun connais, si c efficace..." Jenny
"Personnellement, 9h de bosse par jour, je ne pourrais pas... Donc ça règle le problème." krOnik
"Moi je connais, j'ai déjà participé à ce blocus assisté, c'est très bien, ca te permet de comprendre ta matière si tu ne la comprends pas. Tu choisis au début la matière que tu vx étudier et t'as un prof qui est là pour t'expliquer, faire des exercices avec toi, etc., voilà voilà Smile" Réré
Faites comme Réré, qui fait des études de vété, et venez découvrir avec des dizaines d'autres étudiants comment réussir vos examens de seconde session!
"JE PASSE AUSSI LE CEB ET IL Y A DES EPREUVES UN PEU PLUS DIFICILES QUE LES AUTRES MAIS SINON SAVA."(élève de 6ème primaire qui témoigne)
Le CEB: s'y préparer et s'en méfier?
Le CEB, c'est cette semaine!
COGITOa cette année contribué à la préparation d'élèves de 6ème primaire, afin qu'ils puissent sereinement passer cette épreuve: avec méthode, en acquérant l'indispensable confiance en eux, et sous la supervision de répétiteurs compétents.
Le taux de réussite du CEB est généralement assez élevé (plus de 90%), est-ce pour autant un examen "facile"? Le mieux est d'en juger par soi-même. Toutes les questions des années précédentes et de cette année (avec un délai de 24 heures bien entendu) sont accessibles sur le site de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Prenons deux exemples. Voici une question de l'examen de math de ce mardi (partie calculs):
Passons à une question de français (les élèves ont lu un portfolio thématique avant de répondre à une telle question):
Alors, facile? Le PEB fait en tout cas couler beaucoup d'encre. Il y a d'un côté les conseils:
"La réussite du CEB passe par le coaching des parents", peut-on lire sur le site du Ligueur. On y découvre un intéressant témoignage d'un instituteur de 6ème: "Certains sont complètement découragés après la 1ère journée, ils croient que tout est foutu. Les parents peuvent alors les re-motiver, leur dire que ce n’est qu’une étape. Un peu comme en sport, il faut se reconcentrer à chaque remise en jeu. Affronter chaque 'set' comme si c’était le premier".
Surgissent d'un autre côté les critiques, auxquelles la RTBFs'est par exemple intéressée:
"Dans certaines écoles on estiment aussi que ces épreuves sont trop faciles. Ou qu’elles ne reflètent pas le travail d’une année d’étude. Pour la fédération Wallonie Bruxelles, le niveau des tests est suffisant. Les résultats de ces évaluations permettent également de corriger le tir dans les programmes mal adaptés."
Toujours à la RTBF, on relève encore que "la qualité de l’enseignement baisserait. Le niveau des élèves ne serait plus le même qu’avant. Vraie ou fausse impression ? Les méthodes d’enseignement et les matières ont en tout cas évolué. Certains experts disent que les domaines de connaissances explorés par les enfants sont aussi plus larges qu’avant."
Ces critiques sont essentiellement alimentées par le fait suivant: le taux d'échec anormalement élevé (surtout en math) en fin de premier cycle (2ème année) du secondaire (mesuré grâce au test CE1D), soit 2 ans après avoir passé le CEB!
En 2011, la presse faisait déjà ce constat. Sur le site "enseignons.be", on analyse également le phénomène: "si le test CE1D n’est pas en cause (faisons confiance à leurs auteurs, qui se sont basés sur les référentiels et programmes en vigueur dans nos écoles), peut-être y a-t-il un problème du côté du CEB. (...) CEB trop facile? CE1D trop difficile? Premier degré mal adapté et/ou rupture mal négociée entre le fondamental et le secondaire? Il faudra vraiment y réfléchir…"
Ajoutons notre pierre à cet édifice critique et à la saine réflexion qu'il doit susciter: le décalage entre le niveau de fin de primaire et celui de début de secondaire (défavorable à ce dernier) se reproduit presque à l'identique (sauf qu'il ne concerne plus seulement que les maths... le français devient lui aussi très problématique) 6 ans plus tard!
De fait, le passage difficile entre la 6ème secondaire et le premier baccalauréat révèle lui aussi un triste problème d'inadéquation entre la préparation des élèves rhétoriciens et les exigences des études supérieures. L'article suivant paru l'an dernier dans le journal Le Soir permettra de s'en faire une idée.
On peut par ailleurs lire dans la presse cette semaine que le ministre de l'Enseignement supérieur, Jean-Claude Marcourt, est en train de mettre en place des moyens considérables afin que les universités, hautes-écoles et écoles supérieures des arts puissent mieux encadrer les étudiants "à caractéristiques plus faibles" (La Libre Belgique du 18 juin)... moyens financiers, essentiellement. Mais n'est-ce pas là s'attaquer aux effets et non aux causes? Peut-on reporter sur les étudiants - en les qualifiant de "faibles" - un problème dû peut être à la qualité de l'enseignement qu'on leur a prodigué depuis qu'ils ont 6 ans? Espérons que ces questions sont évoquées au sein du cabinet du ministre!
Pour terminer, souhaitons bon courage à tous les élèves qui passent cette semaine les tests du CEB et qui apprennent ainsi à développer des qualités primordiales comme la persévérance et la concentration.
"La mémoire est l'art magique de la composition." (Hélène Grimaud, pianiste et écrivaine française)
Inspirez-vous des champions de la mémoire!
Les examens, ce n'est évidemment pas une partie de plaisir. Essayons tout de même de détendre l'atmosphère en nous intéressant à quelques champions de la mémoire.
Ce n'est bien sûr pas par hasard que le thème de la mémoire apparaît. Un blocus, une session d'examen, c'est en quelque sorte un championnat de la mémoire pour les étudiants qui emmagasinent des centaines de pages d'informations!
Or la mémoire est pour certains un sport, une passion. Prenez par exemple Ben Pridmore, un anglais de 37 ans qui est quadruple champion du monde de mémoire!
Ce "geek" est notamment capable de mémoriser l’ordre
d’un jeu de 52 cartes en 24,68 secondes, ou encore de mémoriser 819
chiffres en 15 minutes! Pour y arriver, Pridmore utilise une technique de mémorisation bien particulière : Il invente des histoires qui associent des informations chiffrées avec
d'autres éléments.
Cette technique, qu'il a bien sûr personnalisée, est bien connue des experts de la mémoire qui développent leur capacité mnémonique en créant des récits mentaux. Il s'agit par exemple d'une séquence d'images qui sont mémorisées de façon permanente et qui seront reliées à des nombres, des cartes, etc. Pridmore a expliqué dans une interview qu'il prévoyait souvent une histoire à propos de son ancienne école - le Lycée de la reine Elizabeth à Horncastle - servant de cadre pour ces séquences de mémoire.
Ben Pridmore en action ...
Aussi incroyable que cela puisse paraître, notre champion du monde de la mémoire fut pourtant battu par.... un singe!
Répondant au doux nom de Ayumu, ce jeune chimpanzé mâle lance un défi de taille aux capacités humaines de mémorisation. Lors d'une étude menée à l'Université de Kyoto en 2007, le chimpanzé apprit à retenir des séries aléatoires de 9 chiffres, compris entre 1 et 9, qui apparaissent une fraction de seconde sur un écran tactile, masqués ensuite sous de petits carrés blancs. Ayumu touche alors tour à tour, dans l'ordre croissant, les numéros qui figuraient à leur place. Dans cette étude, Ayumu a pu distancer – et de loin – tout un groupe d'étudiants. L'année suivante, il battait le champion britannique des concours de mémoire dont nous avons vanté les mérites précédemment: Ben Pridmore.
... et à présent son plus grand rival !
Il semble que Ayumu dispose d’unemémoire à court termehors du commun : sa mémoire photographique lui permet de retenir la position des nombres alors qu’il les observe durant moins d’une seconde! Imaginez donc que vous puissiez réaliser de telles prouesses avec vos syllabi! Je ne songe même pas aux performances du chimpanzé... Si au moins nous pouvions développer celles d'un simple humain comme Pridmore. Son secret ne renvoie en effet à rien de magique ou de surnaturel. Pridmore raconte lui-même à quel point il est tout à fait normal. Son seul truc c'est l'association, la combinaison: faire des liens. A quoi il faut évidemment ajouter l'entraînement: répéter. C'est une stratégie dont nous avons déjà beaucoup parlé sur ce blog et je vous renvoie donc à quelques articles qui s'y trouve et dans lesquels vous trouverez de quoi améliorer votre mémoire:
Amis champions de la mémoire, je vous salue. _______________________________________________ Vous pouvez également apprendre les ficelles de la mémorisation grâce à au facilitateur d'étude "J'assure la mémorisation" que COGITO vous propose (également disponible sur Amazon).
"Votre efficacité est directement proportionnelle à votre capacité de vous détendre." (David Allen, inventeur de la méthode de gestion des priorités quotidiennes "Getting things done")
Le blocus ou l'art d'organiser sa réussite!
Tous les étudiants du supérieur sont à présent en période de blocus, et pour certains les examens ont même déjà commencé! A moins d'avoir plusieurs années d'expérience (et de réussite!) derrière soi, ou d'avoir une chance folle, la réussite des examens n'est pas réalisable sans une gestion drastique du temps consacré à leur préparation. Nous voulons parler du fameux planning: tous le connaissent, très peu d'étudiants l'emploient réellement (ils utilisent en fait des pseudo-plannings!), beaucoup l'ont un jour essayé mais sans succès (à nouveau ils n'ont utilisé qu'un pseudo-planning...). Allons droit au but et précisons donc tout ce qu'il faut savoir sur le bon planning:
Pourquoi
un planning ?
Pour gérer son temps pardi! Autrement dit: ne pas être pris de court, avoir le temps de vérifier/valider ses connaissances, éviter la procrastination !
Pour se mettre la pression, doser correctement le stress, favoriser la concentration: le planning est un véritable baromètre.
Pour pouvoir évaluer en temps réel ses progrès, s’encourager, tenir ses engagements, se donner une discipline.
Comment
s’y prendre ? En 3 étapes…
1. Décider du nombre d'heures d'étude par jour et du rythme de travail.
Par exemple:
9 heures d’étude, 8 heures de
sommeil, 7 heures de pause
9 heures de travail = 6 X 1h30' d'étude intensive
7 heures de pause = pour se récompenser, se détendre pleinement, changer d'air et d'activité (bouger, respirer, ne plus réfléchir!)
- Veillez à tenir compte des moments de la
journée où vous êtes le plus rentable.
- La dernière période d'1h30'
doit toujours être consacrée à une auto-évaluation:
s'interroger (en parlant et/ou en écrivant) pour contrôler ce qui est acquis ;
corriger ce qui est insatisfaisant ; chercher des trucs pour ne plus
oublier.
- Lors de l'auto-évaluation, il est important de commencer par restituer le
fil conducteur de la matière étudiée et de préciser ensuite point par point.
2.Pour
chaque cours, faire un état des lieux complet (check list):
Quantité de matière
Difficulté: liée au type de contenu (explicatif, descriptif, démonstratif, appliqué, etc.)
État d’avancement de l’étude: normalement un résumé et/ou des synthèses ont déjà été réalisés
Affinité pour la matière: moins j'aime, plus j'ai tendance à moins et mal étudier!
Type d'examen et de questions: déterminez quelles sont les exigences et préférences de chaque professeur
3.Déterminer
le nombre d'heures nécessaire pour l'étude de chaque matière.
Le planning couvre 3 périodes
successives :
A. Etude de chaque matière
B. Zone tampon de 24-48h (combler
un retard, souffler)
C. Examens précédés d’une période
de révision finale
Les matières peuvent être étudiées en suivant l'ordre inverse des examens: c'est le cas lorsqu'un temps de révision suffisant précède chaque examen. Mais il arrive que l'on doive étudier en priorité des matières qui n'ont pas été suffisamment travaillées durant le quadrimestre ! Pour les matières théoriques: ne pas mémoriser page après page (étude linéaire), mais toujours de manière hiérarchique (couche par couche, du plus général au plus détaillé!)
Décidez à l’avance si vous étudiez 1 ou 2 matières différentes par jour
Si 2 examens se suivent de très près, la révision finale doit être incluse en fin de période A (où bien entre deux autres examens qui seraient par contre bien espacés).
"Le courage croît en osant et la peur en hésitant." (Publilius Syrus, Sentences, 1er siècles av. J.C.)
Le stress: votre allié pour réussir!
Les examens approchent à grands pas, c'est un fait. Certains étudiants ont guetté cette approche attentivement en s'y préparant... une telle attitude "anticipative" est évidemment de bon augure. D'autres étudiants, qui ont plutôt "le nez dans le guidon", encaissent plus difficilement l'annonce soudaine de la fin des cours et la date toute proche du premier examen. Résultat: pour les uns comme pour les autres, le niveau de stress devrait croître. C'est une bonne chose, même si ce stress risque pour les seconds de s'emballer dangereusement...
Avant de condamner purement et simplement le stress,nous devons avant tout comprendrequ'il estnuisible seulement quand ilest excessif.Une grande partie du stress dont nous faisons tousl'expérienceest utileet stimulant.Lesdéfis de la vieont tendance àêtre stressant, mais tenterd'éviter complètement le stress conduirait à uneexistenceplutôtennuyeuse.Le problème surgit donc uniquement quandvous rencontreztrop de stress.
Penchons-nous d'abord d'un peu plus près sur le "bon stress". Un certain niveau de stress est favorable au travail intellectuel et à
l’apprentissage. Le stress est normal parce qu'il est issu de votre envie de réussir: c'est très positif! Sans stress il n'y a pas d'envie de se surpasser. Il serait donc tout à fait anormal de ne pas stresser.Le stress positif vous maintient éveillé, vif et "orienté performance": aucune source exogène (médicament ou substance excitante) ne pourra jamais remplacer cette source intérieure de dépassement de soi! Cette stimulation est en réalité une réponse naturelle de votre corps à une situation exigeante. Le bon stress est donc un vecteur important d'accomplissement personnel, dans le sens où il permet à chacun de repousser ses limites.
Quant au stress excessif, ses sources sont nombreuses : manque d’organisation, planification déficiente, mauvaise gestion du temps, absence de priorités, pensées négatives, culpabilité, ignorance du phénomène et des stratégies pour contrôler le stress. Le stress n’est pourtant pas inéluctable: on peut apprendre à le contrôler et à le réduire à condition de s’attaquer en priorité à ses sources. Moins de mauvais stress, c’est plus de plaisir dans l’apprentissage! En cas de stress excessif, lorsque quelque chose s'emballe et que l'on perd une certaine maîtrise de soi, il est important de retrouver des repères objectifs et stables. Voici quelques conseils à suivre: 1. Réfléchissez et comprenezvotre propre rôle dans les réactionsde stress.Pour ce faire, posez-vous des questions: qu'est-ce qui déclenche une crise de stress? à quels moments survient-elle? quelles sont mes raisons d'avoir peur? quels sont mes réactions premières face à une telle crise? etc. 2. Développez un style de vie équilibré et établissez uneorganisation personnelleefficace. Reprenez à zéro votre emploi du temps en répartissant de manière équilibrée les temps de travail, de repos et de détente; associez à chaque temps de travail un objectif hyper précis; vérifiez que votre organisation du temps permet d'aller jusqu'au bout du travail attendu (étudier chaque matière entièrement et tester ses connaissances).
3. Apprenezdes techniques de relaxationspécifiques.Voyez par exemple ces exercices simples et efficaces que propose au Canada l'Université LAVAL à ses étudiants (lien). La relaxation peut tout aussi bien se concevoir sous la forme d'une balade ou d'une activité sportive (vélo, course, natation)... le but étant de libérer votre corps de tensions musculaires et nerveuses. En libérant votre corps, vous apaisez votre esprit et retrouvez la capacité de tenir les rênes de votre travail d'étude. 4. Prenez du reculface aux problèmesen les verbalisant et en en discutant.Mettez des mots sur vos peurs, exprimez ce qui ne va pas... mais surtout, profitez-en pour "dialoguer" avec vos cours! Racontez par exemple le plan de la matière et cherchez l'endroit à partir duquel le fil conducteur vous échappe; ou bien cherchez ainsi jusqu'à quel niveau de détails vous maîtrisez ce cours et d'où provient votre peur de l'oubli. 5. Clarifiez quelles sont lesvaleurs que vous mettez en avant dans votre vie et reliez-les à des objectifs précis que vous désirez atteindre afin de réaliser ses valeurs. Redonnez du sens à votre travail, c'est-à-dire retrouver la motivation première qui vous a conduit où vous êtes: il faut des raisons pour se battre ("je veux réussir pour..."; "c'est ce que je veux faire"; "il faut que j'y arrive car ...")! Mais la raison ne peut être le seul moteur de votre activité; comme le dit l'aphorisme romain mis en exergue l'audace est nécessaire pour faire croître le courage et déclencher cette spirale positive qui vous fera avancer malgré vos peurs, malgré les difficultés, malgré le peu de temps qu'il reste! Alors, bon stress, et surtout bon courage! _____________________________________________ Besoin d'un coup de pouce? Du 17 au 20 mai COGITO organise un STARTING BLOC afin de mettre les étudiants sur les rails de la réussite: organisation du temps, méthode de travail, révision et étude complète d'une matière, ainsi qu'une évaluation (examen blanc) supervisée par des universitaires.
"La première et la dernière chose demandée à un génie est l'amour de la vérité." (Goethe)
Pensez comme un génie!
Même si vous n’êtes pas un
génie, vous pouvez utiliser les mêmes stratégies qu’Aristote et Einstein
pour renforcer le pouvoir de créativité de votre esprit... ce qui ne sera pas sans effet sur la qualité de votre étude! Voici 8 stratégies qui ont pour but de vous encourager à adopter un système de pensée productive
et non reproductive, de façon à trouver des solutions aux problèmes qui se
posent à vous. Or les matières que vous étudiez sont des collections d'informations, c'est-à-dire des collections de réponses à ce qui, au départ, constituait des énigmes pour l'intelligence humaine.
1. Examinez le problème sous des aspects variés,
et trouvez de nouvelles perspectives
Leonard de Vincipensait
que, pour mieux appréhender un problème, il fallait d’abord
apprendre à le reformuler de plusieurs façons. Il s’était aperçu
que la toute
première approche d’un problème était faussée. Souvent, après plusieurs reformulations, le
problème initial devenait un nouveau problème. AlbertEinstein a également défendu cette idée en affirmant: "On ne résout pas un problème avec les modes de pensée qui l'ont engendré."
2. Face au problème, définissez la question...
Albert Einstein - encore lui - disait encore ceci: "Si je disposais d'une heure pour résoudre un problème et que ma vie en dépende, je consacrerais les 55 premières minutes à définir la question appropriée à poser, car une fois cela fait, je pourrais résoudre le problème en moins de cinq minutes." Voici un exemple de question efficace, celle posée par James Watson et Francis Crick: "A quoi ressemblerait l'ADN en trois dimensions?"... cette question a conduit à la découverte de la double hélice qui a révolutionné la biologie.
3. Produisez! Une des caractéristiques
significatives des génies est leur productivité.
Thomas Edisona déposé 1,093
brevets. Il maintenait son niveau de productivité et celui de ses
assistants en fixant des quotas évalués en nombre d’idées. Ayant étudié le
parcours de 2,036 scientifiques à travers l’histoire, Dean Keith Simonton
de l’Université de Californie à Davis a noté que les scientifiques les
plus respectés ont produit des travaux exceptionnels, mais aussi des
«mauvais» travaux. Ils n’avaient pas peur de l’échec ou de produire un
travail de piètre qualité pour arriver à l’excellence.
4. Faites de nouvelles combinaisons. Combinez, et
recombinez, les idées, images, et réflexions selon des séquences différentes, même si le résultat semble incongru ou inhabituel.
Les lois de l’hérédité sur
lesquelles la génétique est basée doivent leur existence au moine
autrichien G. Mendel, qui a su combiner les mathématiques et l'observation des caractères biologiques pour créer une nouvelle science.
5. Définissez des relations; liez des objets
dissemblables.
Leonard De Vinci a par exemple établi
une relation entre le son d’une cloche et l’impact d’une pierre jetée dans
l’eau. Ceci lui a permis d’établir un lien entre les 2 phénomènes et
d’imaginer que le son se déplaçait sous forme d’ondes. Samuel Morsea
inventé les stations relais pour le télégraphe en s’inspirant des relais
de postes pour les chevaux. Un dernier exemple plus proche de nous est donné par Jack Dorsey qui a inventé Twitter en s'inspirant des messages courts que s'envoient par radio les personnes travaillant dans les services de secours (policiers, ambulanciers, pompiers, etc.).
6. Pensez avec les contraires.
Le Physicien Niels Bohr
déclarait que si on réussit à faire correspondre des contraires, l’esprit passe alors à un nouveau niveau de réflexion.
Lorsqu’il s'est intéressé à la dualité de la lumière - qui est à la fois un ensemble de particules
et une onde - il a pu formuler sa théorie de la complémentarité.
Des incursions hors de la pensée logique classique - celle qui interdit la contradiction - pourront donc vous permettre de créer.
7. Pensez avec des métaphores.
Aristote considérait
l’emploi de la métaphore comme un signe du génie. Pour lui, les
individus qui avaient la capacité de percevoir des ressemblances entre 2 choses séparées et de faire le lien entre elles étaient doués
de qualités très spéciales: "La métaphore est le transport à une chose d’un nom qui en désigne une autre, transport ou du genre à l’espèce, ou de l’espèce au genre ou de l’espèce à l’espèce ou d’après le rapport d’analogie" (Poétique).
8. Préparez-vous pour le hasard.
Si nous essayons de
faire quelque chose et que nous échouons, nous finissons par faire autre chose: "Si tu ne sais pas où tu vas, tu arriveras ailleurs" (Proverbe Chinois). C’est le principe de base de l’accident de créativité. L’échec ne peut
être productif que si nous ne nous concentrons pas sur son résultat
improductif. Au contraire, il faut analyser le procédé, ses composants et
comment ils peuvent être modifiés pour atteindre d’autres résultats. Ne
cherchez pas à savoir "Pourquoi ai-je échoué?", mais posez-vous plutôt la
question "Comment ai-je fait?".
lundi 15 avril 2013
"Une curieuse particularité de notre mémoire est que les choses se retiennent bien mieux par une répétition active que par une répétition passive."
(William James)
"Répétition active", ou comment retenir à long terme ce que vous avez étudié à Pâques!
Une étude récente due à deux universitaires américains et publiée dans la revue Trends in Cognitive Sciences (1), donne raison à une observation faite par le célèbre psychologue et philosophe américain William James à la fin du XIXème siècle: "La répétition active par l'intermédiaire de tentatives pour "se rappeler par un effort de l'intérieur" donne une impulsion beaucoup plus grande à la mémoire des étudiants qu'une répétition passive à partir d'une source extérieure."
Comme les étudiants, la plupart des chercheurs qui s'intéressent aux mécanismes d'apprentissage envisagent les phases de test (d'interrogation, d'évaluation) comme servant simplement à mesurer ce qui a été appris au cours des périodes d'étude (de mémorisation) précédentes. Un test ou un examen serait donc, selon cette croyance trop commune, un évènement neutre!
"Les étudiants sont censés apprendre via les cours, la lecture, les résumés, les groupes d'étude, et ainsi de suite; les épreuves sont ensuite organisées pour mesurer ce qui a été appris à partir de l'étude. Les tests sont donc considérés comme des évaluations, mesurant les connaissances qui ont été acquises sans affecter de quelque manière que ce soit ces dernières."
Dans leur article, H. Roediger et A. Butler rassemblent des observations qui conduisent à l'inversion complète de cette vision de l'apprentissage: les pratiques "de récupération" (tests, contrôles, interrogations, examens) procurent souvent un meilleur apprentissage et permettent une mémorisation à plus long terme que la simple étude par "répétition passive".
Ce "testing effect", s'il semble être passé relativement inaperçu auprès des psychopédagogues et des étudiants eux-mêmes, est pourtant un élément de première importance pour les étudiants de tous bords, et plus particulièrement encore en cette période de l'année.
En effet, une fois le blocus de Pâques mené à bien, encore faut-il retenir jusque fin mai, voire début juin, toutes les informations "étudiées"! Si vous n'avez fait que mettre vos cours en ordre, lire et comprendre, vous n'êtes pas très avancé... mais ce n'est pas encore cela le plus grave! Ce qui serait catastrophique c'est que vous estimiez en avoir fait assez et que vous imaginiez que l'étude de ces matières (ou parties de matières) est à présent terminée. Ou bien - autre catastrophe - il serait inutile de croire que vous pourrez retenir en une fois juste avant vos examens toute la matière de vos cours!
Le "testing effect" dont nous venons de parler repose sur le principe suivant: c'est en testant régulièrement vos connaissances prétendument acquises, et en faisant un effort "intérieur" de recherche des informations étudiées, que vous apprenez réellement vos cours! Après avoir lu, relu, écrit, réécrit, répété passivement et à longueur de journée les contenus de vos cours, l'apprentissage va seulement commencer. Il consiste en ceci:
Retracez en vous-même (en parlant c'est encore mieux car vous verbalisez complètement le savoir) le fil conducteur d'une matière: vous racontez la trame ou le synopsis du cours comme une histoire ("Il était une fois...");
Simulez le plus souvent possible un test, un examen: mettez-vous au défi de retrouver par vous-même et en vous-même (sans source extérieure donc) les infos (avec de plus en plus de précision) contenues dans vos cours.
Pour terminer, reprenons avec les auteurs 5 caractéristiques essentielles de la répétition active:
Elle permet une mémorisation à long-terme plus importante que l'étude passive (répétition immédiate à partir d'une source extérieure) pour une même quantité de temps (rentabilité supérieure);
L'apprentissage sera d'autant meilleur que l'on pratiquera ces tests de manière répétée;
Se tester en adjoignant un feed-back (c'est-à-dire en se corrigeant) améliore encore le processus d'apprentissage par répétition active;
La répétition active ne fournira véritablement de résultat que si les tests sont réalisés après un certain délai: songez donc à vous interroger par exemple chaque weekend sur la matière étudiée durant le blocus de Pâques!
Enfin, la pratique de récupération active produit une connaissance qui peut être transférée à différents contextes... ce qui fournit un avantage énorme vu que les professeurs ne manquent jamais de tester vos connaissances en faisant varier les situations !
Si vous souhaitez une aide pour mettre en pratique cette méthode indispensable à la réussite, n'hésitez pas à faire appel à un coach COGITO.
________________________________________
(1) Henry L. Roediger III and Andrew C. Butler, "The critical role of retrieval practice in long-term retention", 2011, Trends in Cognitive Sciences, Vol. 15, N°1.